RECHERCHES FAITES DU XV» AU XIX* SIÈCLE
Si l'on en eroit Gn'-goire de Tours, le Suzon, mainlenant si faible et si inconstant, avait jadis un tout autre régime. L<*s moulins établis sur son cours, dans l'intérieur même de la ville, témoigueraienl. sinon de sa pérennité complète. au moins d une marche bien plus uniforme. Mais A quelle époque a-t-il commencé ù se perdre? à quelle épiiqueson cours a-t-il cessé d'étre permanent?
Des personnes Agées prétendent que, pour le découvrir, il faudrait remonter seulement à quelqut's dizaines d’années; or. des titres positifs démontrent le peu de fondemmil de pareilles allégations.
En effet, dés rannée LUS, le vingt-deuxième jour du mois de juin, il y eut en la Chambre de la ville de Dijon une délibération dont voici la teneur:
« IVdibi'ré est quel'on fasse rompre une gros.st‘ pierre estant au cours de .Suzon, et l'empesche entre Messigny et Sainte-Foy, afin que, par ce moyeti, Peau du dicl Suzon vienne plus souvent à Dijonct qu'elle ne faicl. »
En outre, vers l'anuée 1 t.ol), une discussion s’éleva entre le vicomte maieur et les échevins de la ville de Dijon, d'une part ; et les vénérables prieur, religieux et couvent îles frères prêcheurs, d'autre jwrt. Il s'agissait decoulisses(') que ces derniers avaient établies pour fermer une portion du lit de Suzon qui leur avait été concédik-.
Le vicomte maieur et les échevins firent démolir ces coulisses, sous le prétexte qu'elles pouvaient causer des inondations dans la ville; mais, le 12 mai 1451, le duc de Bourgogne ordonna à ces magistrats de souffrir le rétablissement des ouvrages (|u ils avaient fait disparaître ; et, dans une transaction passée au chapitre des frères prêcheurs le 22 novembre même année, ces derniers s’engagèrent de leur côté :
(') Coulisses ou vannes.