‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 8 sur 211 · CHAPITRE U. — KEOIEIICHES KAITES Dü XV Al) XIX* SIÈCLE · texte numérisé non relu

CHAPITRE U. — KEOIEIICHES KAITES Dü XV Al) XIX* SIÈCLE

« A tenir lesdiUiScoulissfs ou empellenien» soigneusement et perpétuellement levés dans le.s temps que les eaux seroient grandes, ou autrement, si inondation surveuoil: et ne ha» tenir doses et abaiswîes qu en temps cl en saison do chaleur; et qu'il u'y auroil point d'eau dans ledict cours. »

Même conclusion (H-ul être linie d un mémoire pn'*senté aux vicomte maieur et échevius de Dijon sur la lin de 140Ü ou au comniemeraent de lôOO. O manuscrit, que je connais seulement par extrait, indiquait la nécessité de faire courir habituellement Suzou à l'inhlrieur de la ville, dans I intérêt des habitants et des moulins de celte dernière, ipii lors auraient la faculté de moUre ordinairement.

Et, du reste, fauteur de f écrit regardait la solution du problème comme facile. Il s’agissait seulement, d’apn’*s lui, de modifier le cours de Suzon sur sept à huit cents toises de longueur, entni Dijon et Vantoux, afin d éviter les crocs dans lesquels ce torrent disparait.

Inutile, quant à présent, de montrer f insuffisance d'un pareil remède. Je veux seulement tirer des écrits précédents la preuve que Suzon n’était déjà plus pérenne il y a quatre cent quinte ans.

C'est aux intermittences du cours de cette rivière qu'il faut attribuer la multitude et la sévérité des rc’glements concernant la partie de Suzon qui traverse la ville. Les immondices qui y étaient déposées par les habitants n’étaient point constamment enlrainées; pur les grandes chaleurs, elles se décomposaient sur place et remplissaient fair de dangereuses émanations.

Aussi, dès l'année 1411, le onzième jour du mois de mars. Jehan, duc de Bourgogne, etc., ordonna, sous grosses peines, (jue les habitants, gens d'église, marchands, bourgeois ou autres, fissent disparaître toutes les terres, gravois ou autres empêchements qu’ils amoncelaient sur les rives de Suzon et qui pouvaient, par leur clmte, obstruer le passage des eaux. 11 défendait, en outre, de jeter dans le cours de Suzon toute espèce d'immondices.

En 1551), furent drcss('s, par suite de ces défenses, plusieurs procès-verbaux contre des particuliers qui avaient fait quelques entreprises sur le cours intérieur de Suton, ou jeté en icelug immondices.

Mais on jugea que tous ces règlements de salubrité ne pouvaient suffin* : il fallait, pour les compléter, faire passer perpétuellement de beau dans la ville. Intervint donc une ordonnance des vicomte maieur et échevins par laquelle

inSTOinE DES FONTAIIVES PI BLKJUBS I* DIJON. — H' PARTIE.

Iluguel .Sambin (') et Fleulelol (.4ubert) furent chaînés de «• transporter de Dijon au finage de .Suinle-Foy.

« Pour faire vehue du lieu du eours et d'eflluenei-s de l'eault du dictremrs de Suzon, à preudn' dè.s l'estampt et fontaine du dict Sainte-Foy jiLsques aux érrots de la tour aux âne.s. »

L’ordoiinanee est du mercTedi l*'wtobre l.'itil. Le jeudi suivant, 10, Sambin et Fleutelol se lransporti’'renl A Sainte-Foy , areonijmgnés, pour leur senâr d indieateurs , de six hommes des plus fameux et renommez du village de Messignij.

Il résulte <b*s n'ns«*ignemenls donnés par ces derniers;

I* 0<ie la première source de Suzon, sise avant le village du Val-Suzon, disparaît |a'ndant les s<Vheresses avant d'arriver A Sainte-Foy;

2* (.Kie la fontaine di- l’étang ne tarissait jamai.s, mais que le fermier du moulin situé au bas de cet étang la retenait à son gré pour alimenter son usine.

Ainsi la rivièrti était sans eau tandis que les vannes de ce moulin étaient fermées; venait-on à les ouvrir, celle qui.s’é<*happait se rendait au lit de Suzon, n-ncontrail un sable vif et de.s.sé(dié, et s<! |K'rdait sans pouvoir dépasser le milieu du cbeudn qui sépare Sainte-Foy de Messigny. En ce point se trouve une nouvelle fontaine, apjH-lée la fontaine de Coslaull Paijot; mais elle ne pouvait abreuver le cours que pendant un quart de lieue seulement.

Plus bas, et A pareille distance de Messigny, ils virent encore une Mie et grosse fontaine, vulgairement appelée la fontaine de Rosay, nmintenant du Rosoir. Il paraît (pi 'alors (db^ était fort mal entretenue : « El sont b>s sorces d'icelle la plupart bouchées de sable, argile, et encombrées de limons de terre qui enqieschent fort la dicte fontaine de jecter et d’efiluer son eault. »

Sambin et Fleutelol demeurèrent convaincus (pi'aii moyen de quelques réparations on la rendrait aussi abondante que celle de Sainte-Foy, cl que l’on pourrait la conduire jusqu'A Messigny; tandis ([ue, par les grandes chaleurs, elle disparaissait encore avant d'arrivcT au village; tellement « que ceux de Messigny ont été contraints, par plusieurs années, en temps de vandainge, de (luerre l’eault A charelle et tonneaux, pour faire leurs despenses et les autres

Cl Hu guel Sambin, élève et ami de Michcl-jVnge. H était à la fois architecte, peintre et sculpteur.

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