CHAPITRE II. — DlSTRIBCTtON INTÉRIETRE. RÉSERVOIRS
passées, il esl évident que l’air renfermé dans la deuxième voûte se dégagera par les parties libres de ces ouvertures, et s’échappera, soit par le tuyau de décharge, soit par la porte qui met en communication la première voûte annulaire avec le puits central. Mais, aussitôt que l'eau surmontera ces ouvertures, l’air emprisonné dans .la deuxième voûte annulaire, ne trouvant plus d'issue, réagira contre l'introduction d’une quantité d’eau nouvelle. Or, si l’on remarque que ces ouvertures n'ont que la hauteur de S'O.'j, que la hauteur du rt'-servoir est de 5 mètres et la tenue des eaux de 4“ .'iO, on arrivera facilement à déterminer la différence qui doit exister entre les niveaux dans les deux voûtes, lors<)ue l'eau de la première commencera à sortir par le tube régulateur.
En effet, soit x la hauteur de l’eau dans la seconde voûte au-dessus de l’intrados des ouvertures;
1', l’espace vide correspondant à la hauteur existant entre ces intrados et celui de la seconde voûte annulaire;
t’i, l'espace qui restera vide sous cette voûte, une fois l’écpiilibre établi;
f, la force élastique de l'air emprisonné dans cet intervalle ;
On aura les deux équations suivantes :
10"33-t-2"45 = /'-f-x /’X Pi = 10"33 X a
p:=867. :On peut, à raison de la faible hauteur à laquelle s’élèveront les eaux au-dessus de l'intrados des ouvertures, faire Vi =8()7 — * X 357“; 357“ égalant la section horizontale de la seconde voûte au niveau de l’intrados des ouvertures précitées, et l’on aura donc en éliminant /)
Il s’en manquerait donc de 2" 05 que la seconde voûte annulaire ne fût remplie, ce qui correspond à un déficit de 031 mètres cubes, ou environ le quart de l’approvisionnement total. Ce chiffre île 031 donne évidemment une limite supérieure, car, tant que la charge d’eau ne sera pas assez grande pour s’opposer aux efforts de l’air, celui-ci la traversera en occasionnant des bouillonnements. Toutefois, il importait de remédier à cet effet de compression, et j’y suis parvenu en ménageant une issue qui permet à l’air de la seconde voûte annulaire de rester constamment à la pression atmosphérique.
SU
s* F.IItKs de (lilalatioD de Tair.
Lorsque le r«*servoir esl rempli, el que les eaux qui continuent à y entrer s’i^hapjient par le tuyau Je JiVliarge, leur niveau dans la première voûte annulaire di'-pas,se de 0" l.ï l’iiitrados de la pénétration de la petite voûte inclinée qui recouvre l'escalier j>ar lequel on di;scend du puits central; toute communiiMlion avec l’atmosplièrc est donc fernu-e à l'air qui se trouve emprisonné .sous la première voûte annulaire.
.V l'instant où l'écoulement commence, cet air est (’vidcmment à la pression atmosphérique, puisqu'il peut se mettre en équilibre avec.ratmosphère au moyen <hi tuyau de décharge; mais supposons cet écoulement commencé, et, par consé- ({iient, le tuyau d<; décharge en partie rempli, il n'existe plus aucun uriiice û travers Icquid l’équilibre puisse s'établir.
lyue se passe-t-il alors ?
(’.hatiue lame d'eau qui entre dans le tuyau régulateur recouvre et entraîne avec elle une fraction du volume d'air renfermé dans ce tuyau ; la force élastique <le l'air restant va donc sans a*sse en diminuant; mais comme, pendant a; temps, l'eau de la seconde voûte annulaire (') el celle de l'alimentation qui arrixe j>ar la voûte inclinée restent toujours soumises à la pn-ssion atmosphérique, il est nécessaire pour l'établissement de l équilibre que leur niveau s’abaisse au-dessous de celui de l'eau dans la jiremière voùle annulaire.
Ainsi, le volume d eau, résultant de l’abaissement successif du niveau dans la stîcondc voûte annulaire, s’échappera par le tube régulateur, concurremment avec l’eau qui descend du tambour et arrive par la bûche en fonte. Le réservoir pi-rdra donc par le tube régulateur plus d'eau qu'il n’en reçoit ; il se videra, en présentant d'ailleurs ce singulier phénomène d'un réservoir alimenté par un courant à l air libre*, et a*pendant d un niveau inférieur à celui de l'eau de la première voûte annulaire qu’il alimente; et cet état de choses pourra durer à la rigueur jusqu'à ce que, par l'abaissement successif du niveau de la nappe alimentain*, l'intrados de la |)elite voûte inclinée vienne à se découvTir au point de sa pénétration dans le tore de la première division du réservoir.
(') Un SC rappelle qu'elle communique avec l'atmosphère, au moyen d'un orifice disposé da manière à s'opposer aux effets do la compression de l'air.