CHAPITRE II. — niSTRlBÜTION imt.RIECRE. RÉSERVOIRS
précédentes , que ces voûtes ont un diamètre égal à 5“ 10, et que la bailleur de l'intrados au-dessus du radier est égale à 5 mètres.
1rs ciiKi berceaux cylindriques sont mis en communb alion au moyen de onze portes pereéi's dans chaque pied-droit; ces portes ont 2 mètres de hauteur et 1 mètre île largeur; en multipliant le nombre de ces arcades do jonction, on n'a eu pour but que de diminuer le cube de la maçonnerie et d'augmenter eu même temps l'espace destiné aux eaux.
En avant du réservoir, et vis-à-vis l'axe ilu Iw'rceau cylindrique intermédiaire, est juxtaposé contre la |Kiroi extérieure du mur d'enceinte nu puits hexagonal, dans lequel sont placés les appareils destinés à l'aliiuentalion ou à lu vidange du réservoir. Ce puits sert de base à une tour pareillement hexagonale d une hauteur de 13"%. calculée de l'arête inférieure de la première marche à l'arête supérieure de son couronnement. Cette tour, dont je voulais faire un véritable observatoire météorologique, sert en môme temps à établir la communication entre l'extérieur et le n'-servoir.
cet effet, une ouverture de 1“% de hauteur sur la largeur de 0“SU a été pratiquée dans le mur d'enevinte à l'extrémité du berceau de la voûte intermédiaire. Cette ouverture part à l mèln; en contre-haut de l'intrados; la surface supérieure du palier qui la pré-cède est donc à la hauteur de 3” 10 au-dessus du fond du réservoir. Ce palier a la largeur de 0"50 et lu longueur de 1 mètre. A chacune de ses extrémités est placée une échelle de fer forgé garnie de rampes. I)e ce palier on monte à l'aide de quatre marches, de 0" 2.5 de hauteur chacune, sous la voûte pratiquée dans l'épaisseur du mur d'enceinte. Devant la dernière marche est établie verticalement, en travers de la voûte, une dalle de ü".50 de hautiuir dont l'arête supérieure dépasse de 0“ 10 le niveau maximum des eaux du réservoir.
Enfin, de l'autre côté de cette dalle, et à la hauteur de la dernière marche, sc trouve un palier ipii affleure la paroi intérieure de la tour, et l'on s'élève de ce palier à la porte d'entrée de cette tlernière au moyeu d un escalier en fonte à une seule rampe. Une simple échelle eu fer descendant au fond du puits permet d'aller manœuvrer les appareils qui s’y trouvent placés.
A l’aplomb du palier de la porte du réservoir on a jiratiqué dans le radier une chambre carrée de 2 mètres de coté et d'une profondeur totale de O" 80; les parois de celle chambre sont revêtuc's en pierre de taille. Lue rigole de 0"50 de largeur et de 0“ 10 de profondeur, établie eu contre-bas du niveau du ra-
(lier, et siiivaiil l’nxe de la voûte du milieu, a son embouchure dans la chambre précitée, et vient y verser les dernières lames d'eau du réservoir lorsqu’on le met en vidange. Il est inutile de faire observer qu’à partir des deux arêtes de cette rigole, le radier du réservoir monte, avec une petite pente, jus<ju‘à la hauteur des deux murs d’enceinte parallèles à sa direction. Celte pente a 0“0G de hauteur verticale.
Pour compléter ce qui me reste à dire du réservoir, en ce qui concerne les maçonneries, j'ajouterai ;
Que les murs d enceinte ont l'épaisseur de 2" Kl à la base, et que celle épaisst'urse réduit à 2 mètres à la hauteur des naissances des voûtes, ù raison du fruit adopté inlérieurenient;
Que, dans les murs perpendiculaires à la direction des voûtes, celte épaisseur, prise à S" 50 encontre-haut du radier se réduit à 1" 50, au moyen d'une retraite de 0".50 pratiijuée sur le parement extérieur;
Qu’enfm, trois retraites de 0“.50, cl d’une hauteur de 0” 50 chacune, sont pratiquées dans le parement extérieur des culées, à partir de la hauteur de 3" 50, en contre-haut du radier. Ce dernier a l'épaisseur de 0” 50; celle épaisseur était bien suffisante, car la fouille nécessaire à la construction du réservoir a été faite dans un poudingue composé de graviers tellement agglutinés, qu'on a été obligé de faire jouer la mine en plusieurs points pour exécuter les déblais.
Toutes les maçonneries du réservoir ont été faites en moellon brut; à l'exception des voûtes, des murs de refend intermédiaires et des parements intérieurs du puits hexagonal, lesquels ont été exécutés en moellon piqué.
La clef des voûtes a l'épaisseur de 0*40; elles sont recouvertes d'une chape en mortier de chaux hydraulique.
Toutes les parois du mur d’enceinte du réservoir, ainsi que le radier, sont
revêtus d'un enduit de chaux hydraulique de 0“02 et de 0“ 03 d'épaisseur, et
sur la hauteur verticale de 4“ 50.
Je vais maintenant décrire les appareils nécessaires :
1* Au remplissage du résenoir;
2“ A l’écoulement du trop-plein;
3" A sa vidange.
rnAPITRE II.— DOTRIBUTIOX INTÉRIECRE. RÉSERVOIR-S,
f* Remplissage da rèscnoir.
Le résenoir de Monlmusard esl plac4- à rexlrérait^ de l'arlère principale, réduite en ce point au diamètre de 0"21ü. Elle monte au réservoir suivant une ligne presque droite à partir de la porte Jieuve, rencontre un aqueduc établi perpendiculairement au mur d'enceinte contigu à lu tour hexagonale, pénètre dans cet aqueduc par un retour à angle droit, traverse le puits, ainsi que le mur d'enceinte, et arrive ainsi dans l'intérieur de la construction.
Le remplissage s'opère au moyen de cette conduite, l'n robinet à vanne est d'ailleurs placé au fond du puits; on peut avec lui, et suivant les circonstances, ou s'opposer h l'introduction des eaux dans le réservoir, ou empêcher qu elles ne sortent de ce bassin lorsejue l'on ne juge pas nécessaire de faire concourir, pour les besoins de la ville, l'approvisionnement qu'il renferme avec celui du réservoir de la porte Guillaume, fo conduite a ainsi une double fonction à remplir: tantôt elle sert à alimenter le résenoir, et tantôt elle porte dans la ville les eaux approvisionnées. Son extrémité devait être nécessairement posée un peu en contre-bas du radier, pour que l'on pût profiter de la totalité des ressources présentées par le réservoir; aussi l'a-t-on placée dans la petite chambre précédemment décrite. D'après la forme de ce réservoir, on aurait pu avoir à craindre, lors de son remplissage, les phénomènes de compression indiqués dans la description de celui de la porte Guillaume.
Si l’on voulait se rendre compte du déchet que cette compression pourrait en- Irainer dans l’approvisionnement du réservoir, il suffirait de reprendre les étpiations ;
10“33-+-2*‘.ô0 = /'-t-x 10"33 xv = v,xf.
V étant la capacité totale des quatre* voûtes latérales entre l'intrados des portes et celui des voûtes précitées, on aura v = l KM», 20; de plus, remarquant, à raison de la faible hauteur à laquelle s'élèveront les eaux au-dessus de l'intrados des portes percées dans les murs de refend, que W| p«*ul être algébriquement exprimé par une fonction de la forme
Ci —V — Sx,
S représentant la section horizontale des quatre berceaux cylindriqpics au niveau de l'intrados des ouvertures qui les réunissent, section égale à .59G“ 82.
On verra que les deux éq\iations dexûendront ;
tso HISTOIBE DES FX)NTAI^'ES PUBLIQUES DE DIJON. — !!• PABTIE.
d'où a: = 0”412.
Le niveau des eaux dans la voûte du milieu ne pouvant s'élever qu’à 2" 08 en contre-haut de l inlrados des portes, celui de l'eau des voûtes latérales est donc à l”<i08 en contre-bas de la surface d'eau intermédiaire; ce qui correspond, dans rapprovisionnement, à un délicit de 1088°’ 21. Il suftisait de laisser à l’air la possibilité de sortir des voûtes latérales pour faire disparaître ce déûcit; il était donc facile de parvenir à ce résultat.
S“ Écouli'inenl du (rop-plclti.
Lorsque la vanne du robinet de la conduite alimentaire est levée, qu’en même temps le niveau des eaux du n^ervoir est arrivé à la limite qu’il ne doit pas franchir, et qu'enlin les voies d'écoulement ouvertes sur les différentes conduites de la ville ne sont point assez considérables pour empêcher une partie du volume mené par l’artére principale d’aflluer au résenoir de Montmusard, le trop-plein s'en échappr* de la manière suivante:
Vis-à-vis 1a porte {fentnV du réservoir, à 2 mètres de cette porte, on a établi un tube vertical de0'"10 de diamètre; il de.scend justpi’au fond de la petite chambre, et là se retourne d'équerre pour venir déboucher dans le puits. Aussitôt que le niveau des eaux est arrivé à la hauteur du sommet du tube, le tropplein y descend et dégorge dans le puits, d où il est conduit à l'extérieur, au moyen de l’aqueduc dont il a déjà été fait mention. Le sommid de ce tube est placé à i”’.50 en contre-haut du radier ou de la face supérieure du contour en pierre de taille de la petite chambre ; la cote de ce dernier point est de 251”’859 au-des-sus du niveou de la mer; celle du rebord supérieur du tube déversoir est de 2.5r.-m
Or, si l’on obstîrve que la cote du fond du cyliiidri: <jui couronne le tube alimentaire du premier déversoir est de 25<>"81 , et (jue l’on peut maintenir les eaux au-dessus du fond de ce cylindre, à la hauteur de 0'”523, ce qui donnera pour leur niveau lu cote de 257“' 333, on reconnaîtra que la charge en vertu de laquelle se remplit le second réservoir varie entre les limites de S"" 474 et deO" 974 en admettant, bien entendu, que pendant ce remplis.sage toutes les voies d'écou-