‹ Les forces à régler;Chapitre 45 sur 75 · I. — Socialisme électoral · texte numérisé non relu

I. — Socialisme électoral

Pour ceux qui ne mesurent que les forces tangibles, pour nos politiciens qui savaient dans quel gâchis ils avaient plongé nos administrations civiles et militaires, résister aux barbares était de l'aberration.

Aussi, à la première menace, socialistes en tête, exigent-ils du gouvernement qu'il dégarnisse nos frontières. Ce sont les socialistes, plus naïfs ou plus cyniques, qui l'avouent dans le rapport de M. Louis Dubreuilh, présenté au Congrès de Londres au nom du Parti: « Tandis que, sur la demande expresse de nos parlementaires (du parti socialiste), le gouvernement avait donné ordre à ses troupes

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de se retirer à huit kilomètres en arrière des frontières, les armées du kaiser nous pressaient de toutes parts. » D'autres allèrent jusqu'à conseiller de renoncer à toute résistance et d'implorer la paix.

L'idéal socialiste était plus ou moins chimérique, mais non sans valeur éducative. Le phalanstérien de 1840 et même le communard patriote de 1871 étaient des ouvriers d'élite. Le socialisme actuel n'est plus qu'une démagogie électorale abrutissante '.

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