ELLE
La femme dont le rire assouplit mon orgueil, A l'agenouiMement préfère la gavotte, Et quand elle doit suivre une foule dévote A l'église, son coeur n'en franchit pas le seuil
Quand la prière passe invitante et précise, Afin de l'émouvoir d'un mystère chrétien ; Devant la majesté du chant grégorien, Elle rêve plai'sirs, conquêtes et surprises ;
Au bruissement des pas sur le parquet ciré, A La main qui s'énerve au toucher tle la soie, Dans un salon fleuri, plein d'éclatante joie. Où la musique jette un appel enfiévré.
EUe aime 'les aveux murmurés à l'oreille, Quand danseur et damscuse enlacés, confondus, Se mêlent à d'essaim des couples éperdus Où leur idylle frôle une idylle pareille.
Il me pilait de la voir dans sa joyeuse ardeur. Dans son libre idéal paré de grâce humaine. Et mon orgueil salue, au rire qui .s'égrène, L'exubérant esprit de la jeunesse en fleur.