‹ Les forcesChapitre 16 sur 45 · LE PASSE · texte numérisé non relu

LE PASSE

Telle qu'une vapeur s'épaississant toujours,. L'a nuit grave s'étend sur les îles boisées ; Les plus belles au loin, déjà semblent rasées Et les rives n'ont plus que de fuyants contours.

A mes pieds, le vent d'est chassant l'onde à rebours, Courbe les joncs comme autant d'âmes angoissées. — Veux-tu que nous allions reposer nos pensées Dans l'ombre qui sera bientôt comme un velours ?

FLIRT ET SENTIMENT t t

Noits causerons de nos projets, de choses vaines, De l'avenir, jongileur qu'on dirait Jes main's pleines. Mais non pas du passé, c'est terrain défendu.

Le passé surgira de la nuit et des houles,

Et parlera si fort, qu'au retour vers les fouies

Nous resterons muets de 'l'avoir entendu.

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