LA JEUNESSE
Illusion, jeu <le 'lumière ou véri-té !
La viille est plus riante à mon oeàl dilaté,
Plus accueillants sont les visages Que ne furent jamais, par des plus gais matins. Des champs verts et dorés a'iternés de jardins
Où l'herbe à flâner nous engage.
Si tout me parait beau comme en pa3's rêvé, Où je vois d'habitude un maussade pavé
Et d'indifférentes figures, C'est que du fond de moi monte un espoir chantant, Non pas celui qu'amène un succès éclatant,
Je n'en ai pas même l'augure ;
Non plus J'éblouissante aurore d'un amour. C'est une vision dont l'incertain contour,
Changeant comme un cercle de flamme.
Dans son orbe infini berce tous les pouvoirs. Tous les orgueils, tous les désirs, tous les espoirs,
Tous des biens du corps et de l'âme.
Sa source est dans le sang qui l)riile mon cerveau, Et quoique l'exi-steuce, à mon juste niveau
Mamte et maiu'te fois me rabaisse, Je relève le front, blessé mais non vaincu, Encor plus entêté de l'obstacle aperçu.
Je me confie à ma jeunesse.
LES I-OKCES
Que je n'aie aujourd'hui plus avancé qu'un mort, Que null acte demain n'exige mon effort,
Mon âg-e sourit et fredonne ; Et je viis de sa force et je vois par ses j^eux, Et comme rien n'a pu me rendre soucieux,
A l'avenir je m'abandonne.