‹ Les forces éternellesChapitre 49 sur 223 · ETE, JE NE PEUX PAS · texte numérisé non relu

ETE, JE NE PEUX PAS

Été, je ne peux pas me souvenir de vous : Tel est votre secret, et telle votre force. Que dès que je vous vois jaillir de toute écorce Un radieux effroi fait trembler mes genoux !

Quoi ! vous étiez ainsi l'autre année, et vous êtes Ce même éclatement de verdure et d'odeur, Cet excès d'abandon et de molle tempête Par quoi vous endormez ou déchaînez le cœur?

— Le monde est un pompeux pavillon de feuillage Les bosquets, panachés de bouquets triomphants, Se balancent ainsi qu'au dos des éléphants L'éclatant palanquin de l'Inde qui voyage.

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