‹ Les forces éternellesChapitre 61 sur 223 · POESIE DES SOIRS · texte numérisé non relu

POESIE DES SOIRS

Le soir, saison quotidienne, Recouvre de son clair argent L'azur, et reste là, songeant, Jusqu'à ce que la nuit survienne.

— Le soir a le calme des lacs ; La molle brise est un hamac Où, satisfaite, se balance

La tranquille odeur du silence.

— Soudain, cris d'adieux, cris d'amour.

D'oiseaux qui virent et chancellent :

Tragique essaim! Que quittent-elles

A la rêveuse fin du jour Ces sanglotantes hirondelles?

Et voici la nuit peu à peu; Les blancs pétunias sirupeux

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