‹ Les forces éternellesChapitre 71 sur 223 · MATIN DE MAI · texte numérisé non relu

MATIN DE MAI

Un lilas, tout fleuri, semble épais, rocailleux, Comme un récif en corail bleu.

Le cri désordonné d'un oiseau déchiquette , La pulpe du ciel qui halette.

L'ombrage des sapins sur le chemin étend La verte fraîcheur des étangs ;

Leurs délicats bourgeons, aigus comme des flèches, Sont jaunes comme des flammèches.

Une abeille, volant dans un carré de ciel. Tisse un morceau de toile en miel.

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