Lac Saint-Jean
4,— ‘ 1 ‘ Nord-Ouest. (1)
(1) Anauiire Statistique.
La moyenne de la température de la première région varie de 10°F à la mi-janvier, à près de 609F à la fin de juillet. Le voisinage de la mer tend à diminuer le froid, aussi bien que la chaleur, aux époques de maximum.
La deuxième région, ou Moyen Saint-Laurent, se ressent moins de l'influence de la mer et plus de celle des plaines ou basses terres du Saint- Laurent ; sa courbe des températures moyennes descend à 109F en janvierfévrier, mais remonte à près de 68°F vers la mi-juillet.
La troisième région, celle du lac Saint-Jean, présente une amplitude de variations plus grande que les deux précédentes, et dans les deux sens. Cela est dû d’abord à sa latituue plus élevée, et, par conséquent, à une diminution proportionnelle d’insolation durant la saison d’hiver, ensuite aux courants atmosphériques venant du nord qui sont moins interceptés que dans la vallée du Saint-Laurent. La courbe de ce district descend à 0°F en janvier, et atteint 65 F en juillet.
La quatrième région, au nord-ouest de la province, ressemble beaucoup à celle du lac Saint-Jean; sa variation thermique est plus grande que celle de la vallée duSaint-Laurent; l’inflexion inférieure de sa courbe touche à OSF en janvier, et l’inflexion supérieure atteint environ 64°F en juillet.
Pluie et neige.—La précipitation atmosphérique varie sensiblement
elle aussi dans les différentes régions de la province; toutefois, les postes d'observation ne sont pas aussi nombreux qu'il serait désirable, et les données, par suite, sont quelque peu vagues.
Dans la région du Saint-Laurent inférieur, la quantité moyenne de pluie est cotée à 32 pouces par an.
Dans la région du Moyen Saint-Laurent, la moyenne s'élève à près de 37 pouces. Près de Québec et de Montréal, la précipitation moyenne dépasse même 40 pouces.
La région du lac Saint-Jean est moins pluvieuse; la moyenne y tombe à 26.6 pouces par an.
Enfin, dans le district du Nord-Ouest, la moyenne est de 29.7 pouces, avec tendance à s’abaisser de un à deux pouces dans le bassin du lac Abitibi.
Ajoutons encore que les précipitations atmosphériques, pluie ou neige, sont assez uniformément distribuées durant l’année; en d’autres mots, il n’y a pas, comme dans d’autres pays, de saisons complètement sècles suivies de saisons très pluvieuses.
Après ces quelques remarques sur le relief du sol et la climatologie, nous venons maintenant aux divisions de notre étude. En commençant
du côté du golfe de Saint-Laurent, c’est-à-dire à l’est et par la rive sud, nous aurons les groupements suivants:
Rive sud :—
I.—La péninsule de Gaspé, depuis la baie des Chaleurs jusqu’à la
rivière Chaudière, c’est-à-dire au voisinage de la ville de Québec.
II.—De la rivière Chaudière, près Québec, jusqu’à la frontière américaine, c’est-à-dire jusqu’au 45° de latitude nord. Rive nord:—
III.—La côte nord du Saint-Laurent, depuis le détroit de Belle-Isle jusqu’au Saguenay.
IV.—Du Saguenay jusqu’au lac Témiscamingue, c'est-à-dire jusqu’à la frontière de l'Ontario.