LES GLACIERS ET LES LACS
Il faut bien le dire les glacièrs des Pyrénéés sont très peu importants. Leur superficie totäle Atteint tout au plus; et sut les deux versants, 40 kilomètrés carrés. À ces petites diménsions, il faut ajouter ün faible débit: Leur influence n’est pas cependant complètement négligeable, loin de là, elle se fait néttement sentir sut le régime des éours d’eaux et plus particulièrement ën 6e qui concerne la Garonne et ses tributairés, et lé Gave de Pau et ses äffluents. Les glaciers de quelque importance n'existent que dans la partie centrdlé dutour de la Maladetta; les
äutrés glâcièrs h’étant guère que des trainées de néige ätioncelées sut les flancs des montagnes par les remous dés vénts. Il ën résulte que lés puissäneés hydrauliques pyfétéennes, alimentées plus particulièremént par ï lés chutés de plüies, ont un rébime catäctérisé | par dës variations très irrégulières ët düht la correction ne peut étre Elléctuée qué par ün rését voir régulateur. On n ‘ighote pas les difficultés Souvéñt énormes que peüt présenter l’établiséémént de résèrvVoits artificièls. Héureusèment, leg Pyrénées possèdent dés réservoirs régulateurs haturels de prétier ordre. Nous voulons pärlér des lacs.
Dans léur état äctüel leg lack pyréhééns sont dés bassins dé médiocre Supérficié, mais il$ 8 rachètent lärgémént cette inféribrité par leur nombre ét par leür profondèur.
LE massif de Néouviëllé HE possède pâs moins ‘dé 56: le Carlitté $ur Son $eul versant oriéntal En tonipte une cinquätitäine. Un trés petit nombre situés en Bordüré dé là éhaîné ét À faible altitude sont des lacs de barrage morainique, peu étendus et peu profonds. Tous lès autres sôtit dés lacs dé forte altitude, des cavités creusées par les glaciers sur le pourtour ou à l’intérieur dés grands mässifs archéèns Ou granitiques. Îls $é divisent ën trois groupés qui sont dé l'Est à l'Ouest : le massif de Carlitte au centre, la région lacustre du Val d’Âran, en territoire éspatnol; énfin à l'Ouest, le massif du Neouviëillé lé plus connu ét lé mieux aménagé de tous. Il n'ést güère de forrénts dans cés régions qui né
s’attardent en quelque cavité, tantôt occupée par la masse profonde des eaux, tantôt abandonnée par elles, et presque toujours d’un aménagement facile pour la régularisation de son déversoir.
Si ces lacs sont nombreux ils sont aussi très profonds. Certains d’entre eux sont de véritables gouffres. Le lac Bleu ou de Lesponne atteint 120 m.; le lac de Callaouas, 100 mètres; le lac d’Artouste 85 mètres. Leur contenance totalisée est énorme. Les quatre lacs d'Orredon, Aumas, Aubert et Cap de Long retiennent à eux seuls 20 millions de mètres cubes d’eau. Si l’on ajoute que le plus grand nombre de ces lacs se trouvent situés entre 2.000 et 2.500 m. et rarement au-dessous, on peut facilement imaginer l’énergie latente représentée par ces énormes masses d'eau suspendues: Ce sont des réserves de force d’une valeur incommensurable, qui ont, sur celles que fournissent les glaciers, l'avantage d’être toujours et immédiatement disponibles à n'importe quel moment de l’année et à toute heure.