‹ Les forces [microforme]Chapitre 39 sur 53 · CHARLES GUÉRIN · texte numérisé non relu

CHARLES GUÉRIN

Une lueur de gaz, entrant pâle ét timide,

Fait briller un canon d’acier dans une” main

Et décèle plus haut une face livide.

Vers la face l'acier monte un âpre chemin

Puis, à niveau, s'arrête hésitant dans sa tâche,

Et s’affaisse apeuré Par son oeuvre inhumain.

Durement et frappé cornme d'une cravache, L'homme défait sa couche et, là s’ensevelit

Cependint qu’il ricane en disant : jâche ! lâche !

De ce mot insultant sa tête se remplit, H comprend la raison des multiples défaites

Qui le jettent brisé, se tordant sur son lit. à

Voici que le sommeil avec des mains discrètes —Des mains qui ne tuent pas l'intelligence, encor —

Ferme à l’homme ses yeux lassés par les tempêtes.

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Des visions pleines de Sang, pleines de mort S'échafaudent, il voit Passer des cavalcades

Allant il ne sait où dans l’imprécis décor.

Et c'est lui qui dà-bas, ankylose, malade, Tombe sous les chevaux des vainqueurs sans pitié.

+. Plus rien que des vapeurs en folle débandade.

MÉLANGE 133

Il surgit des contours fuyants; rien n’est entier,

Tout chavire, un chaos se forme, un son de flûte

Naït et meurt. L'’horizon restreint s’est endeuillé,

Tout est noir : le vaincu dort d’un sommeil de brute.

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