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CHAPITRE X

LA DIfINATION

^^HisTOiRB de la Divination dans Tantiquité a été récemment écrite par M. Bouché-Leclercq. Le savant auteur a dressé < un inventaire exact» avec' renvoi aux documents, des théories suscitées, des recettes ima^nées, des institutions fondées en vue de satis&ire le besoin de connaître l'avenir par voie surnaturelle (i). >

Il a rempli ainsi quatre gros volumes des trésors d'une érudition toute allemande, sans parvenir cependant à envisager la question sous toutes ses foces.

< Il est encore un ordre d*idées, dit-il, que j'ai eu soin d'écarter de ma route, je veux dire les fastidieuses appréciations que les savants d^autrefois se croyaient obligés de formuler sur le plus ou moins de sincérité des devins et des-oracles, sur la candeur de leurs clients et sur les artifices qui pouvaient accréditer, des siècles durant, des prétentions ridicules... Notre curiosité n'a plus de ces allures belliqueuses. Elle ne demande plus aux sciences naturelles l'explication de tous les

(0 BoucBé-LBCLnoQ. Hist. de la div, dam Vaut.; ^Fr^acê. — Paris, 1879-1882.

phénomènes prodigieux invoqués par les sciences occultes, comme fiûsait encore, il 7 a cinquante ans, E. Salverte, représentant attardé de la tradition évhémériste en Seivear an siècle dernier. On n'a pas besoin d'expulser le merveilleux du domaine de la raison, puisqu^ii est la négation de Tordre rationnel et que son intervention rendrait le monde inintelligible ; mais il ne tamt pas essayer non plus de le poursuivre sur le domaine du sentiment. Là il est chez lui et peut défier les efforts d*une puissance qu'il ne reconnaît pas. »

Je ne partage point Topinion de M. Bouché-Ledercq, que je ne suis du reste pas toujours sûr de bien comprendre. Je crois que les sciences naturelles finiront par expliquer le plus grand nombre des prodiges etqu*à l'origine de toute tradition merveilleuse, il faut placer un fait réel plus ou moins défiguré par le temps.

La première question à se poser est celle-ci: L'homme peut-il deviner l'avenir ?

Je n'hésite point à répondre : Oui, dans certaines limites.

Tout nous prouve que le mondé dans lequel nous vivons est réglé par des lois immuables. Il n^ aurait rien dMmprévu pour celui qui en connaîtrait le jeu.

Mais notre petitesse ne nous permet pas d'embrasser l'ensemble de cette immense machine et c'est seulement dans l'étroit horizon, auquel elle borne notre vue, que nous pouvons quelquefois essayer de nous rendre compte de la marche des rouages.

Les uns arrivent à cette connaissance plus ou moins

imparfotte par l'obsenration et le raisonnement, d'autres par une sorte d^nstinct.

lis assentior, dit Cicéron, jruf duo gênera diviriationis esse dixerunty unum quodparticeps esset artis, aîterum quùd arte careret. Est ors in iis qui novas tes con-jecturapersequuntUTyVeteres observationedidicerunt; carent autem arte ii qui non ratione ont conjectura^ observât is ac notatis signis^ sed concitatione quadam animif aut soluto liberoque motu, futura prœsentiunt (i).

L'historien qui, suivant Thucydide (2), n'a qu'à étudier les temps passés pour préjuger des incidents plus ou moins semblables dont le jeu des passions humaines doit amener le retour ; l'astronome qui, par le calcul, détermine le moment où se produira une éclipse ; le géomètre qui continue, à main levée, le tracé d*une courbe dont il a acquis le sentiment ; tous les trois sont des devins, comme l'homme dont le génie perçoit d'emblée la solution d'un problème, comme, le paysan illettré sentafit venir l'orage sans se rendre compte des indices qui le lui annoncent, comme l'animal même dont l'inquiétude présage un tremblement de terre.

Peut-on, par certains procédés, développer la divination chez l'homme ? Telle est la seconde question qui rentre dans le cadre de ce mémoire.

Philosophas et physiologistes sont d'accord pour attribuer cette propriété à la plupart des actions dont le premier effet est soit de relâcher les liens qui rattachent dans notre être l'élément psychique à Télé-

(i) De dhfinatione^ I. 84.

(2) Guerre du Péîopon^ I. 22.

ment physique, soit de permettre à cet inconnu qu'on appelle aujourd'hui Vlnconscient^ de se substituer au Moi normal ( i ) •

< Après que Tâme s'est détachée par le sommeil, non pas précisément du corps, mais du service grossier des sens, elle se replie en elle-même comme en un port pour se mettre à l'abri de la tempête. Alors elle voit ce qui se passe à l'intérieur et se peint cet état avec toutes sortes de figures et de couleurs où l'on peut reconnaître dans quelle situation se trouve le corps (i). » {Hippocraté).

< Quand l'esprit est séparé de la société et de la contagion du corps, il se souvient alors du passé, voit le présent et prévoit l'avenir. Le corps de celui qui dort est là, gisant comme un cadavre, mais l'esprit vit et agit, ce qu*il fera bien mieux encore après la mort quand il aura quitté le corps tout à fait ; aussi, à mesure que la mort approche^ est-il de beaucoup plus divin. %{Cicéron).

t II peut être tenu pour démontré, ou, si l'on voulait pousser plus loin, il pourrait facilement être prouvé, ou, mieux encore, il sera prouvé un jour, je ne sais où ni quand, que Tftme humaine, dès cette vie, est en communauté intime avec toutes les natures immatérielles du monde spirituel ; qu'elle agit sur elles et en reçoit réciproquement des impressions dont, toutefois, elle n'a pas conscience comme homme, tant que les choses restent à l'état. > (Kant).

. (il Cf. J. Bausac. Eternité et immortalité, ch. V. — Paris,

(2) De là, Hippocrate.concluait que, dans ses songes, l'homme devinait souvent les remèdes qui lui convenaient. Le sens des remèdes est encore aujourd'hui attribua aux somnambules.

Pas plus pour la divination que pour la suggestion mentale, je n'ai d'expàiences personnelles à indiquer. Chez mes sujets j^ai pu souvent, notamment dans les changements de personnabilité, surexciter certaines facultés en concentrant la force intellectuelle sur un ol^et déterminé, mais c'est là tout*

Je considère néanmoins comme historiquement prouvé que les devins de l'antiquité se mettaient, pour recevoir l'inspiration, dans l'un des états hypnotiques dont la caractéristique commune est l'oubli au réveil (i) et que dans ces états ils ont pu, comme certains somnambules modernes, voir au loin dans l'espace ou dans le temps (a) •

Dans les sanctuaires les plus anciens, l'hypnose était produite par des gaz sortant de la terre à travers des

(f ) • Les sibylles disaient betuooup de grandes choses, rapporte saint Justin, et lorsque l'esprit qui les dominait Tenait à s'éteindre, elles perdaient la mémoire de ce qu'elles ayaient annoncé. •

Dans la PhanaU, Lucain raconte qu'A.ppius est allé consulter à Delphes la chaste Phémonoé, prétresse d'Apollon ; au réveil, elle ne se souvient plus de rien. Apollon a versé le Léthé dans son âme et lui a détendu de se souvenir.

(2) Crésus, voulant éprouver les plus célèbres oracles de son temps, leur dépécha des messagers qui avaient ordre de les consulter le centième jour à compter de celui où ils seraient sortis de Sardes, de leur demander ce qu'il faisait ce même jour et de lui rapporter la réponse par écrit.

« Personne, rapporte Hérodote (I, 47) n'a conservé la mémoire de ce que les autres oracles ont dit ; mais à Delphes, les Lydiens étant entrés dans le sanctuaire pour interroger la Pythie et lui faire la question convenue, elle donna en vers hexamètres cette réponse : Je cannais le nombre des grains de sable et la mesure de la mer. Je comprends le muet, f entends celui qui ne parle pas. Une odeur vient frapper mes sens, Oest celle d*une tortue à la peau éffoisse, qui cutt dans Pairain avec les chairs d?un agneau, Vairam est dessous^ et dessus est encore

de Pairain En effet, le centième jour après le départ de ses

envoyés, Grésus avait imaginé, comme une chose que personne n'aurait pus avoir ni deviner, de couper Ini-méme par morceaux une tortue ou un agneau et de les mettre cuire ensemble dans une chaudière d'airain sur laquelle il avait ajusté un couvercle

fissures appelées soupiraux (Fenfer^ Charonia ou Plutonia. Nous ignorons quelle était exactement la nature de ces exhalaisons qui sont devenues fort rares par suite de l'état actuel du globe. Elles avaient déjà cessé en grande partie, il y a deux mille ans.

< Il faut bien se figurer, dit un des personnages de Plutarque, que la vertu des oracles n'est pas étemelle ni préservée de là vieillesse, mais qu'elle est au con« traire soumise à des altérations. Il est probable que les pluies excessives les éteignent, que la foudre en tombant les disperse, et surtout qu*à la suite des tremblements de terre, qui déterminent des aflTaissements et des désordres dans le sol, ces exhalaisons sont refoulées profondément ou complètement étouffées* Cest ainsi qu^aux lieux oti nous sommes, il reste encore des traces du terrible tremblement de terre qui renversa Delphes même (i).

de même métal. • On ignore ce que répondit l'oracle d'AmphiaraQs, mais le roi de Lydie le jugea également véritable.

Macrobe raconte que Trajan employa une pareille éprcuYt pour l'oracle d*Héliopotis. L'empereur lui envo]ra une lettre cachetée à laouelle il demandait réponse sans l'ouvrir (c'était une des manières de consulter les oracles fameux). L'oracle lui envoya un billet cacheté et dans lequel il n'y avait rien d'écrit, comme celui qu'il avait reçu.

(i) Plutaiiqub. Sur les sanctuaires dont les oracles ont cessé.

€ Je crois, aioute Plutarque dans une autra partie du même ouvrage* que rexhalaison n'a pas eu de tout temps la même vertu. Elle éprouve des afEaiiblissements ; die se ranime ensuite. Pour appuyer cette conjecture, je me fonde sur le témoignage de beaucoup d'étrangera et sur celui de tous les ministres attachés au service du temple. En effet, Is chapelle où on installe ceux qui viennent consulter le dieu n'est ni bien souvent ni rteilièrement, mais à des intervalles purement fortuits, impréarnée d^une odeur suave et de cette émanation analogue aux parfians les plus agréables et les plus coûteux, qui sort du sanctuaira comme d'une source. Il est probable que le développement de cette oieur exquise est dût la chaleur ou à quelque cause locale. »

Eusèbe cite, dans le livre Y de sa Préparation épangélique, un passsjge analogue de Porphyre:

i Je nUpprendrai la vérité sur les oracles de Delphes et de

Dans les sanctuaires plus récents ou de moindre importance on suppléait généralement à Pémanation sacrée par la fixation d'un point brillant sur la sur* face d'une source (i), ou sur celle d^un miroir, ou encore par un procédé mixte comme à Patres.

L'oracle de Patrae se trouvait près d^Œgira. < Il était très véridique, non pour toutes questions indifféremment, mais pour les maladies. On attache à une cordelette mince un miroir circulaire et on le fait descendre en équilibre sur la source de façon à ce quHl n'y enfonce que par la tranche et que l'eau effleure seulement le contour. Après avoir invoqué la déesse et frrâ/^^e^j^ar^nf», on regarde dans le miroir et on y aperçoit le malade soit vivant^ soit mort. Voilà tout ce que cette eau peut révéler dt vrai (2). >

Au moyen-âge on se servait d'ordinaire, comme point brillant, soit de l'ongle frotté d'huile, soit d'une carafe ou d'un verre rempli d'eau.

Des procédés analogues sont encore en usage en Orient et le comte de Laborde a raconté, en i833 dans la Revue des Deux- Mondes, comment il avait acheté au Caire le secret d^un sorcier algérien et à quels résultats de divination étonnants il était arrivé en hypnotisant de jeunes enfants au moyen d'une goutte d'encre épaisse qu'il versait dans lé creux de

Claros. Autrefois il sortit de la terre une infinité d'ondes, de fontaines et d'exhalaisons qui inspiraient des fureurs divines. Mais la terre^ par les changements continuels que le temps amène, a repris et lait renuier en elles-mêmes fontaines, exhalaisons et oracles. D ne reste que les eaux de Micale dans les campagnes de Didime, celle de Claros et l'oracle du Parnasse. »

(i) Dans leur poétique langage, les Grecs appelait NymphO' leptoif c'est-à-dire saisis par ta nymphe^ ceux qui s'hypnotisaient en regardant une source.

(2) Tausanias, VU, 21.

leur main et ou ils fixaient le reflet de leur visage, en même temps que brûlaient les trois parfums appelés : Takeb-Mobachiy Ambar-Indi et Kousombra- Djaou(i).

Les Orientaux nous ont du reste devancés^ non seulement dans la pratique du magnétisme animal, mais encore dans la théorie*

Je terminerai ici mon Mémoire, par un long extrait des Prolégomènes de l'Histoire universelle (a) écrite, il y a six cents ans, dans les possessions musulmanes du nord de TAûique, par un homme d*état, Ibn Kaldoun. Que le lecteur veuille bien comparer cette dissertation avec les articles sur le même sujet qu^on trouve dans les encyclopédies contemporaines et il jugera sans doute que nous ne devons pas nous montrer trop dédaigneux des sciences conservées autour du berceau traditionnel de Thumanité.

Ibn Kaldoun admet que certains hommes ont la faculté de deviner l'avenir.

€ Ceux, ajoute-t-il, qui regardent dans les corps diaphanes, tels que les miroirs, les cuvettes remplies d'eau et les liquides ; ceux qui inspectent les cœurs,

les foies et les os des animaux , tous ces gens-là

appartiennent aussi à la catégorie des devins, mais, à cause de Timperfiection de leur nature, ils y occupent

(i) M. Lane, dans ton ouvrage sur les mœurs des Egyptiens 1837), dit que deux de ces parfùmt sont Vencens et la coriandre.

Cagnostro se servait de la bouteille d*eau comme point brillant et employait l'imposition des mains comme auxiliaire.

Didius Julianus apprit sa chute prochaine et l'avènement de Sévère par un enfant qu'on avait placé devant un miroir en lui bandant les yeux, mais en ayant soin itenchanter préalablement le sommet de la tête. (Spartian . Did, JuL, VII.)

(2) Une traduction française de ces Prolégomènes a été publiée en i86s dans le tome XIX des Notices et Extraits des manuscrits.

an rang inférieur. Pour éctrter le voile des sens, le vrai devin n'a pas besoin de grands efforts ; quant aux autres^ ils tâchent d'arriver au but en essayant decon* centrer en un seul sen$ toutes leurs perceptions. G)mme la vue est le sens le plus noble, ils lui donnent la préférence ; fixant leur regard sur un ol^et à superficie unie, ils le considèrent avec attention jusqu^à ce qu'ils y aperçoivent la chose qu'ils veulent annoncer. Quelques personnes croient que Timage aperçue de cette manière se dessine sur la suriace du miroir ; mais ils se trompent* Le devin regarde fixement cette surface jusqu'à ce qu^elle disparaisse et qu'un rideau, semblable à un brouillardji s'interpose entre lui et le miroir. Sur ce rideau se dessinent les choses piHl désire agpercevoir^ et cela lui permet de donner des indications, soit a£SrmativeS| soit négatives, sur ce que l'on désire savoir. Il raconte alors les perceptions telles qu'il les reçoit. Les devins, pendant qu'ils sont dans cet état, n'aperçoivent pas ce qui se voit réellement dans le miroir ; c'est un autre mode de perception qui naît chez eux et qui s'opère, non pas au moyen de la vue, mais de Tftme. Il est vrai que, pour eux, lesper-^ ceptions de rame ressemblent à celles des sens au point de les tromper; Cait qui, du reste, est bien connu. La même chose arrivé à ceux qui examinent les cœurs et les foies d^animaux. Nous avons vu quelques-uns de ces individus entraver Popération des sens par l'emploi de simples fumigations, puis se servir d^ incantations (i) afin de donner à l'âme la dispo-

(i) L'auteur trabe avait dâà mentioQDé (p. 209) Pemploi des incantatîoDS et indiqué quelles étaient un simple adjuvant physique destiné à donner à certains hommes une exaltation dont ils se servaient pour tâcher de découvrir l'avenir.

i Pour arriver tu plus haut degré d'inspiration dont il est

sition requise ; ensuite ils racontent ce qu'ils ont aperçu. Ces formes, disent-ils, se montrent dans Fair et représentent des personnages : elles leur apprennent, au moyen d'emblèmes et de signes, les choses qu'ils cherchent à savoir. Les individus de cette classe se détachent moins de l'influence des sens que ceux de la classe précédente.

< On peut ranger dans la classe des perceptions spirituelles certaines paroles qui échappent à Thomme au moment de s'endormir et qui ont rapport aux choses qu'il désirait connaître. Par ces paroles il apprend d'une manière satisfaisante le secret qu'il cherchait. Ce phénomène n'a lieu qu^au moment où Von quitte Vitat de veille pour entrer dam celui du sommeil^ alors que la volonté a cessé d'agir sur la faculté de la parole. En ce moment l'homme parle comme par une impulsion innée et, tout au plus, parvient-il à entendre et à comprendre ce qu'il vient de prononcer. bt^ paroles semblables échappent quelquefois aux hommes lorsqu'on leur tranche la tête, ou qu'on leur coupe le corps en deux.

< Il y a des hommes qui se livrent aux exercices

capable, le devin doit avoir recours à l'emploi de certaines phrases qui se distinguent par une cadence et un parallélisme particuliers. Il essaye ce moyen afin de soustraire son âme aux influences des sens et de lui donner assez de force pour se met-

. , . - . que <

organe exprime par le ministère de la langue. Les paroles qu'il prononce sont untdt vraies, tantôt dusses. En efet, le devin, voulant suppléer i Tim perfection de son naturel, se sert de moyens tout à fait étrangers à sa faculté perceptive et qui ne s^accordent en aucune façon avec elle. Donc la vérité et Terreur se présentent à lui en même temps ; aussi ne doit-on mettre aucune confianceien ses paroles. Quelquefois même il a recours à des suppositions et à des conjectures dans l'espoir de rencontrer la vérité et de tromper ceux qui l'interrogent. »

spirituels dans Pespoir d'atteindre à la perception du monde invisible, et qui tâchent de se procurer une mort factice en s'efforçant d'anéantir toutes les fiicultés du corps et de faire ensuite disparaître de Tâme les traces des souillures que ces facultés 7 ont laissées. Mais cela ne peut se faire que par la concentration de la pensée et par de$ jeûnes prolongés..

t On peut ranger dans cette classe les hommes qui se livrent à des exercices magiques afin d'obtenir la Caculté de voir les choses cachées et de fieiire planer leur âme dans les divers mondes des êtres. Ces gens là se trouvent ordinairement dans les climats les plus rapprochés du nord et du midi • On les rencontre surtout dans r Inde, oti ils portent le nom de djoguis. Ils ont beaucoup de livres qui traitent de la manière dont ces exercices doivent se faire* On raconte au sujet des djoguis des histoires surprenantes > (pp. 221. 225, 226).

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