Ces courants peuvent être renforcés
171. I* Par toutes les causes du mouvement commun; tels sont tous les mouvements intestins et locaux, les sons, les bruits, le vent, le frottement électrique et tout autre, et par lea corps qui sont déjà doués d'un mouvement, comme l'aimant, ou par les corps anlméa;
172. 2* Par leur communication à des corps durs, dans lesquels ils peuvent être concentrés et rassemblés comme dans un réS4Nrvoir, pour être distribués ensuite dans les di /erses directions;
173.' 3* Par la quantité des corps auxquels les courants sont communiqués ; ce principe n'étant pas une substance, mais une modification, son àSut augmente comme celui du feu, i. mesure qu'il est communiqué.
174. Si le courant du magnétisme concourt dans la direction avec le courant général ou avec le courant magnétique du
expérimentateurs (i); mais, étant donûé Tesprit scientifique qui a présidé aux observations, il n'y a nullement lieu de les mettre en doute.
§ 4. — Hypothèse sur la cansa des ph too mè na s de polarité.
Certaines personnes d^une sensibilité exceptionnelle peuvent donc être assimilées à des instruments qui décèlent, dans presque tous les corps de la nature^ l'existence d'un dynamide particulier tout à fiiit analogue, par la plupart de ses propriétés, au fluide électrique.
Pour pouvoir aflSrmer la complète identité de ces deux agents il faudrait prouver qu'ils produisent des effets identiques sur les appareils ordinaires de nos laboratoires ; mais on n^y est point encore nettement parvenu . La plupart des expérimentateurs se sont égarés au milieu des phénomènes complexes de la vitalité, faute d'un fil conducteur pour les guider ; d'autres n'ont point eu à leur disposition les ressources nécessaires
monde, l'efiet général qui en résulte est Taugmenution d'intensité de tous ces courant».
175. Ces courants peuvent encore être réfléchis dans les glaces d'après les lois delà lumière.
(1) Le D' Collongues a cependant constaté, comme M. Barét^, l'action i distance des extrémités digitales sur une légère aiguille en moelle de sureau ou en laiton. (Collongues : Le Btoscope. Paris, 1874, p. 19. — BARiinr: /, c, p. 33.)
Pour ma part j'ai produit, mais seulement sur les mains d'un de mes sujets, des piqûres très vives par les rayons pneumiques et digitaux.
pour réaliser les instruments qui leur auraient été nécessaires.
J'ai exposé, dans le chapitre suivant, quelques-uns de leurs essais (i) ; j*y ai relaté aussi un certain nombre de faits que l'on s'accorde généralement à rapporter à Télectricité sans pouvoir cependant toujours les expliquer par ses lois et que le lecteur pourra rapprocher des manifestations qui font l'objet des autres chapitres de ce Mémoire.
J'ai laissé à chacun le soin de bâtir ses théories, me bornant à une simple compilation, sans doute fort incomplète, car je n'ai pu consulter de bibliothèques spéciales et je suis complètement étranger aux études physiologiques. Mais, comme l'a dit Claude Bernard (2), il faut bien se convaincre que dans les sciences aussi peu avancées que la physiologie et la médecine, le point principal est d'indiquer et d'ébaucher une question nouvelle.
(i) Il est probable que dans des recherches aussi délicates il s*est produit des erreurs. Il 7 a donc lieu de contrôler, les unes par les autres, celles que nous allons exposer et celles qui sont relatives à la polarité.
(2) Leçons sur les substances toxiques et médicamenteuses. — Avant-propos.