LLE
Notre cabane est bion petite ;
Mais mieux qu'ailleurs on s’y chérit
Il'entre, il s’assied ; je l'invite
A nous conter ce qu’il souffrit.
Et tandis que mes mains discrètes
Eloignent quenouille et fuseau ,
Les enfants secvuent les clochettes Les clochettes du traîneau.
Loups, hurlez dans le marécage, Arbres, tombez sur les chemins, Et vous, oiseaux de nofr présag Criez du haut de vos sapins,
L’œil fixe , les lèvres muettes,
Je ne courrai plus au carreau,
Croyant entendre les clochettes Les clochettes du traineau (1).
Aussitôt qu’une quantité suffisante de neige a tombé , des voitures de toute espèce , depuis la diligence jusqu’à la brouette, sont pourvues de coureurs en bois, ferrés à la manière des patins. Les équipages ordinaires, pour voyager, sont le double traîneau ; le chariot léger et le cutter; les deux premiers sont tirés par deux chevaux de front, mais le dernier, qui est sans contredit le plus élégant, n’en a qu’un et ressemble davantage à notre chaise ou cabriolet.
Enveloppé dans des peaux de buffles, on ne souffre aucunement du froid, excepté au visage ; il faut donc l’abriter par un chaud castor ou un bonnet de fourrure ; je suis surprise de voir qu’on fait à peine usage du dernier, par la sotte raison qu’il n’est pas de mode. Les écureuils rouges, gris et noirs abondent dans nos bois. Le muse ou rat musqué habite de petites huttes qu’il construit parmi les roseaux des lacs; ces habitations sont faites de racines de joncs, de bâtons et d’autres matériaux de la même sorte, cimentés avec du limon ; le toit est composé de chaume serré, et s’élève à la hauteur d’un pied au plus au-dessus de l'eau. Ces habitations sont rondes et en forme de dôme, et on les aperçoit distinctement du rivage à une certaine distance. Les Indiens tendent des piéges pour prendre ces animaux dans leurs maisons, et ils vendent leurs fourrures, qui sont très-fournies et brillantes, aux approches de l'hiver. Les chasseurs tuent aussi des castors, des ours, des lynx et des’renards, et ils en apportent la dépouille dans les magasins, où ils les échangent contre d’autres marchandises ou contre de l’argent.
Les Indiens apprètent les peaux de daims pour en faire des mocassins, qui sont fort recherchés dans ce pays par les colons. Ils sont très-confortables dans les temps de neige et maintiennent les pieds fort chauds ; mais, avant de les chausser , il faut entourer ses pieds de bandes de toile. J’en ai porté une paire magnifique tout l'hiver dernier ; ils étaient brodés avec des pointes de porc-épic, et attachés avec des rubans écarlates. Ces élégants mocassins étaient le chef-d'œuvre d’une vieille femme indienne, la femme du chasseur Pierre ; je vous ai déjà parlé de lui dans mes anciennes lettres. Je fus divertie par un curieux échantillon d'orthographe indienne, en forme de billet, qui accompagnait les mocassins. Je vous le transcris pour votre instruction :
Mosieu ,
Conten si voulé doné quelque chose; vous doné un ordre en magasin est valu eux mocsin pointe porc-épic dessu. Un dolle ou quatre aune.
Ce singulier billet était l'œuvre du fils aîné du chasseur , et signifiait que si je voulais acheter les mocassins , le prix était un dollar, ou un bon sur l’un des magasins, pour quatre aunes de calicot; car ce fut ainsi que la bonne femme indienne interpréta le sens. Le bon pour quatre aunes d’indienne fut remis à madame Séter, qui l’attacha soigneuscinent à sa couverture avec une épingle, et partit fort satisfaite du paiement. Ceci me rappelle notre visite au camp des Indiens la semaine dernière. Curieuse de les
! (4) Ce petit poëme de M. Moodie a été réimprimé depuis , dans un volwae intitulé : « Offrande à l’Amitit», et l'éditeur ya fait quelques changements qui ont beauconp altéré la simplicité de l'original,
voir dans leur campement d'hiver, j'exprimais mon désir à S... , qui se trouve être un grand favori du vieux chasseur et de sa famille ; comme marque de distinction, ils lui ont donné le titre de chippewa , nom de leur tribu. Il était enchanté d’avoir l’occasion de faire les honneurs du wigwam indien , et nous convinmes que lui, et quelques-uns de ses beaux-frères et belles-sœurs , qui étaient en visite chez lui, viendraient prendre le thé avec nous, et qu’ils nous accompagneraient au camp dans la forêt.
Toute la bande joyeuse se mit en route par un brillant clair de lune; la neige étincelait de mille diamants ; et nous bondissions sur sa surface d’un cœur aussi léger qu’il est possible de l’avoir dans ce monde de soucis. Et vraiment jamais je ne vis rien de plus charmant que l’aspect des bois cette nuit-là; une neige épaisse était tombée la veille, grâce au calme parfait de l’air, les arbres en étaient encore tout blanchis. Les arbres verts penchaient sous leur éclatant fardeau ; chaque feuille, chaque rejeton était couvert de neige. Quelques jeunes arbres étaient littéralement courbés jusqu’à terre par ce poids inaccoutumé, et formaient sur notre chemin les bosquets et les arcades les plus jolis et les plus fantastiques. Quand on levait les yeux vers le haut des arbres , les branches chargées de neige semblaient sur le fond bleu du ciel un voile argenté , à travers lequel les étoiles brillaient d’un éclat plus doux.
J'ai toujours admiré un paysage couvert de neige, mais je n’ai jamais vu, dans ce pays-ci ni dans lenôtre, un spectacle aussi merveilleusement joli que la forêt ce soir-là.
Quittant la grande route, nous primes un étroit sentier, tracé par les Indiens , et nous aperçumes bientôt les indigènes à la lueur de la fumée rouge qui sortait par le toit ouvert de la petite hutte. Ce toit est travaillé comme un panier. Pour construire la hutte, on plante d’abord de légers pieux en rond , de façon à former un cercle de dix à douze pieds de diamètre ; puis entre ces pieux, on place de larges plaques d’écorce de bouleau au dedans et au dehors, en ayant soin de laisser une ouverture dans le haut , afin de donner issue à la fumée; en outre les murs sont entourés de neige au dehors, afin d’exclure entièrement l’air qui pourrait entrer par le bas.
Quelques-uns des nôtres, plus jeunes et plus légers à la course, que nous autres, gens mariés, coururent en avant ; en sorte que lorsque la couverture qui servait de porte se détacha, nous vimes un groupe mêlé de peaux noires et de visages pâles , assis sur les couvertures et sur les peaux étendues autour des murs du wigwam.
Le teint brun, les cheveux noirs et crépus, et les singuliers costumes des Indiens, formaient un contraste frappant avec les visages blancs des Européens , vus surtout comme ils l’étaient à la lueur rougeâtre et fantastique du feu qui occupait le centre du cercle. Les chiens de chasse étaient étendus tout près des tisons, tandis que trois on quatre petits bambins mauricauds jouaient ensemble, ou exprimaient hautement leur indignation contre les tours de singe du petit bossu Maquin, mon ancienne connaissance , ce Filibberty-Gibbet indien qui paraissait se complaire à taquiner et à tourmenter les petits papouses. Tantôt il jetait de côté des regards d’une joie diabolique vers les visiteurs ; tantôt ses traits, aussi prompts que la pensée, prenaient un air d’imperturbable gravité quand les yeux de son père ou des femmes semblaient se diriger vers lui.
Il se fit un léger dérangement dans Ja société quand nous entrâmes un à un par la porte basse que formait une couverture. Un rire joyeux éclata parmi nos amis, et fut répété par plus d’un Indien , tandis que les femmes y joignaient le rire étouffé qui leur est particulier. « Chippewa » fut conduit à une place d'honneur , à côté du chas-
seur Pierre; et madame Pierre , d'un air on ne peut plus agréable, me fit place sur un coin de sa couverture ; à cet effet, deux papouses et un chien furent envoyés bon gré mal gré dans le voisinage du petit bossu Maquin.
Les personnes les plus jolies du wigwam étaient deux jeunes Indiennes , l’une d’environ dix-huit ans, Jeanne , la fille aînée du chasseur , et sa cousine Marguerite. Je fus frappée de la beauté de Jeanne ; ses traits étaient véritablement beaux, et quoique d’un brun de Bohémienne, le vermillondeses joues et de ses lèvres la rendait, sinon très-belle, du moins attrayante. Ses cheveux, d’un noir de jais , étaient doux et luisants, et proprement repliés sur-son front , au lieu Ge pendre en désordre et en masses crépues comme les laissent généralement les femmes indiennes. Jeanne était évidemment certaine de la supériorité de ses charmes, et pouvait être considérée comme une coquette indienne , parle soin particulier qu’elle déployait dans l’arrangement de son manteau de drap noir, bordéd’écarlate , qu’elle avait gracieusement passé par-dessus son épaule et attaché au côté-gauche par une broche dorée. Marguerite était plus jeune , de plus petite taille, et quoique vive et assez jolie, elle manquait cependant de la dignité calme de sa cousine : elle tenait plus des Indiens par le visage et la tournure. Les deux jeunes filles occupaient une couverture à elles seules et elles étaient fort occupées à faire des fourreaux très-élégants en peau de daim, richement brodés de crins de porc-épic et de perles: ellestenaientles perles etles crinsdansune petite casserole de fer-blane, placée sur leurs genoux ; mais ma vieille squaw (nom que je donne toujours à madame Séter) tenait dans sa bouche ses crins de porc-épic, et dans son sein ses nerfs de daim séchés et amincis , dent les femmes se servent au lieu de fil pour les ouvrages de ce genre.
Comme-je lui exprimais le désir d’âvoir quelques crins de porc-épic , elle m’en donna quelques-uns de différentes couleurs , avec lesquels elle brodait une paire de mocassins , mais elle-me fit entendre qu’elle avait besoin de « perle pour broder mocsin » ; je comprispar là que je devais en donner en échange des crins. Les Indiens ne donnent jamais , depuis qu'ils ont appris à trafiquer avec les blancs.
Elle fut ravie des compliments que je lui fis de Jeanne. Elle me dit que Jeanne devait bientôt épouser le jeune Indien assis à ses côtés. Celui-ci était paré d’un nouveau manteau , d’une ceinture rouge et d’une poche à poudre brodée. De grandes agrafes dorées attachaient le collet de son manteau, qui paraissait aussi chaud et aussi blanc qu’une toison nouvellement lavée. La vieille femme était évidemment fière du jeune couple quand elle le regardait, et elle répétait souvent avec un sourire bienveillant — « Le mari de Jeanne — Ils se marieront tantôt. »
Nous avons si souvent écouté avec plaisir les Indiens quand ils chantent leurs hymnes le dimanche au soir, que je priai quelques-uns d’entre eux de chanter; le vieux chasseur fit un signe d’assentiment; et sans déranger sa pipe , avec la gravité et le flegme d’un Hollandais, il donna ses ordres, qui furent à l'instant exécutés par la plus jeune partie de la communauté; etun chœur de belles voix remplit la hutte d’une mélodie qui vibrait jusqu’à nos cœurs.
L’hymne fut chantée dans la langue indiennne, qui est singulièrement douce et agréable dans ses cadences, et qui paraît composée de beaucoup de voyelles. Je ne pouvais m'empêcher de remarquer l'air modeste des jeunes filles ; comme si elles eussent désiré d'éviter les regards qu’attiraient sur elles leurs douces voix, elles se tournèrent les unes vers les autres en baissant la tête sur leur ouvrage qu’elles tenaient toujours entre leursmains. Leur attitude, qui est celle des nations orientales, leur habillement,
leurs cheveux et leurs yeux d’ébène, leur teint olivâtre, leurs vives couleurs, et la douce expression de leur visage, tout cela présentait une étude digne d’un peintre habile. J'aurais voulu que vous vissiez ce spectacle, je crois que vous ne l’auriez pas aisément oublié. J'étais satisfaite de l’air de profond respect empreint sur le visage des anciens de la famille indienne, tandis qu’ils écoutaient les voix de leurs enfants, chantant la gloire du Dieu et du Sauveur qu'ils avaient appris à craindre et à aimer.
Les Indiens paraissent être de fort tendres parents ; on voit avec plaisir l'affection avec laquelle ils traitent leurs jeunes enfants, les caressant tendrement et délicatement avec des regards remplis d’amour. Durant le: chant, chaque papouse s'était glissé aux pieds de son père ou de sa mère ; et ceux qui étaient trop jeunes pour joindre leurs voix à ce petit chœur, restèrent tranquilles et silencieux, jusqu’à ce que l’hymne fût achevée. Une petite fille, une véritable Roly-Poly, brune et grasse, âgée de trois ans, battait la mesure sur le genou de sn père, et de temps en temps faisait entendre sa voix enfantine ; elle était certainement douée d’une oreille juste et d’un goût naturel pour la musique.
J'étais en peine de savoir où les Indiens gardent leurs provisions, leurs vêtements et autres objets ,en voyant le wigwam si petit, qu’il semblait n’y avoir de place que pour eux-mêmes et leurs chiens. Cependant leur esprit inventif a suppléé au manque de place, et je découvris bientôt ce qui, pour eux, remplit tousles offices divers de cabinets, de sacs, de coffres , etc ; l'écorce de bouleau qui est placée à l’extérieur entre les pieux est disposée de manière à former tout autant des poches profondes. Leurs provisions étaient serrées dans ces poches. Une rangée contenait le gibier salé, une autre du poisson séché, une troisième des gâteaux plats, qu’ils cuisent, m’a-t-on dit , avec des cendres chaudes par-dessus et par-dessous. Pour ma part, je crois que cet assaisonnement ne doit guère les rendre appétissants. Leurs peaux apprétées, leurs vêtements , les matériaux de leurs diverses babioles, tels que perles, crins, morceaux de drap, de soie , de mille autres choses mélangées, occupaient toutes les autres poches.
Quoiqu'il y eût une large ouverture dans le haut , l’intérieur du wigwam était si chaud , que je pouvais à peine respirer, et je fus contrainte de me dépouiller de tous mes vêtements chauds pendant le temps que nous y restâmes. Avant notre départ, le chasse x voulut absolument nous montrer un jeu qui ressemble assez à notre bilboquet; seulement il est plus compliqué, et il exige plus de dextérité dans la main : les Indiens parurent très-satisfaits de notre manque d’adresse. Ils nous montrèren: aussi un autre jeu , qui était un peu comme le jeu de quilles, si ce n’est que le rambre des quilles était plus grand. Je ne pus rester pour abattre les petites rangées de bâtons , parce que la chaleur du wigwam me suffoquait presque, et je fus bien aise d’aller respirer l'air pur du dehors.
Dans un autre climat , on aurait peine à éprouver des changements si brusques de température, sans attraper un très-fort rhume , mais heureusement cette triste maladie « catchée le cold » (1), comme disait le Français , n’est pas si fréquente au Canada que dans notre pays.
71 ya une vingtaine d'années, quand un sentiment de frayeur existait encore dans l'esprit des colons anglais à l'égard des Indiens, par le souvenir des atrocités commises pendant la guerre de l'indépendance, une pauvre femme , veuve d’un colon qui occu-
(1) «Cateling a colde. » Attraper un rhume,
pait une ferme située dans un des districts alors peu habités, qui sont alors au delà du lac Ontario, fut alarmée par l’apparition soudaine d’un Indien dans sa hutte, Il était entré si doucement , que la femme et ses petits enfants ne s’aperçurent de sa présence qu’après qu’il se fût installé devant le feu flamboyant. Tremblants , ils se retirèrent , en déguisant mal leur frayeur , vers le coin le plus éloigné de la chambre.
Sans paraître remarquer l’épouvante que sa présence avait excitée, l’Indien se débarrassa de son accoutrement de chasse ; il détacha ses mocas ° s mouillés, qu’il mit sécher, indiquant clairement par là son dessein de passer la nuit sous leur toit, attendu que le soir était venu , et qu’il neigeait beaucoup.
Osant à peine respirer, le petit groupe surveillait tous les mouvements de cet hôte malencontreux. Jugez de leur horreur quand ils le virent tirer de sa ceinture un couteau de chasse, et en essayer fort tranquillement le fil ; son tomahawk et sa carabine subirent ensuite le même examen.
La terreur de la mère était alors parvenue au comble. Elle voyait déjà en idée les cadavres sanglants de ses enfants massacrés sur ce même foyer qui avait été si souvent le théâtre de leurs jeux innocents. Elle saisit instinctivement les deux plus jeunes et les pressa contre sa poitrine à un mouvement que l’Indien fit en avant. En le voyant s’avancer vers elle, ses armes à la main, elle allait se jeter à ses pieds, les yeux baignés de larmes, et implorer sa compassion pour elle et pour ses enfants; mais, quelles furent sa surprise et sa joie quand il déposa doucement sa carabine , son couteau et son tomahawk à côté d’elle, lui faisant connaître par cette action qu’elle n’avait rien à craindre de lui (1).
Un sursis apporté à un criminel au moment qui précède son exécution, n’est pas plus agréable que ne le fut, pour la veuve, cette action de l’Indien. Empressée de témoigner sa confiance et sa reconnaissance en même temps, elle se hâta de préparer de la nourriture pour ranimer l'hôte qu'elle ne redoutait plus; et, assistée de l’aînée de ses filles , elle mit des draps blancs et ses meilleures couvertures à son propre lit, qu’elle abandonna joyeusement à l'étranger. Un « hugh! hugh! » expressif, fut la seule réponse à cet acte d’hospitalité; mais quand il voulut prendre possession de sa couche somptueuse, il sembla fort embarrassé. Il était évident que l’Indien n’avait jamais vu un lit européen, et n’y avait certainement jamais dormi. Après avoir examiné en silence les draps et les couvertures, il sauta sur le lit avec un rire de satisfaction , et se mettant en rond comme un chien, il fut en peu d’instants profondément endormi.
Dès l’aube du jour, l’Indien était reparti; mais chaque fois qu’il venait chasser dans le voisinage de la veuve, elle était sûre de le voir. Les enfants qui n’avaient plus peur de son teint brun et de ses instruments de guerre, l’entouraient, admirant la poche oruée de plumes qui contenait ses balles, et touchant le beau fourreau brodé qui renfermait le couteau de chasse, ou bien les mocassias et les jambières richement travaillés, tandis qu’il leur frappait amicalement sur la tête, et qu’il distribuait également ses caresses entre eux et ses chiens.
Telle est l’histoire que me raconta un jeune missionnaire. J'ai pensé qu’elle pourrait présenter quelque intérêt et donner une idée de ces peuples singuliers Chiboya (c'était le nom de l’Indien) était un des Chippewas du lac de Riz, qui sont pour la plu-
(1) C’est maintenant une coutume invariable pour les Indiens, en entrant dans une habitation, de laisser toutes leurs armes, comme carabine, tomahawk, etc., en dehors de la porte, même quand le temps est le plus mauvais; parce qu'ils considèrent comme une impolitesse d'entrer armé dans la maison d’un ami, 7