VI. — EFFETS RÉSULTANT DE l' ACTION MÉCANIQUE DES
COURS d'eau et DBS GLACIERS.
Toutes les fois qu'on rencontre sur les flancs d'une vallée, à une certaine hauteur au-dessus du cours d'eau qu'elle engendre, des terrains de transport tds que dés galets , des
graviers, du sable, ou luéme simplement des limons d'inondation, on peut être sûr que le cours d*eau a coulé à ce niveau , et , comme un cours d'eau ne circule pas dans le vide, suspendu entre ciel et terre, on peut en tirer la conclusion que la. vallée était moins profonde et que le thalweg ancien était sensiblement plus élevé que le thalweg actuel; qu'en un mot, il y a eu érosion, excavation de la vallée.
On peut déduire , comme conséquence logique de ce fait, que , parmi les terrains de transport étages le long d'une vallée, ceux qui occupent le niveau le plus élevé ont été les premiers déposés et sont, par conséquent, les plus anciens, à moins cependant que des oscillations du sol ne soient venues troubler la régularité du phénomène et interrompre une période d'érosion Mur y substituer une période de remplissage, ce qui arrive généralement dans le cas d'un afiaissement succédant à une phase de soulèvement.
Nous allons faire Tapplication de ces principes aux vallées des environs de Mâcon, en commençant par la plus importante.