‹ Les formes anormales du tétanosChapitre 14 sur 26 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Si les observations que nous venons de rapporter sont d’une excessive rareté il ne faudrait pas croire cependant que les formes partielles, localisées du tétanos aient échappé à l'observation des anciens auteurs. Hippocrate déjà, à propos du tétanos, avait indiqué trois formes ; le tétanos droit, l’opisthotonos et une troisième forme grave. Mais c’est Gjjj de Chauliac qui, le premier fî en 1363, fit la distinction entre le tétanos généralisé et localisé, j En 1772, Sauvages signale également le tétanos chronique qu’il appelle Cathocus et le tétanos latéral dont on trouverait d’après Rose, la première indication dans Sophocle. '

Larrey distingue les tétanos aigu et chronique, partiel et complet, et rapporte des exemples de tétanos localisés. " Dupuytren cite un cas de tétanos consécutif à une plaie confuse de l’éminence thénar, la blessure était guérie lorsque le malade ressentit des douleurs très vives avec contractures de tous les doigts de la main. Des observations analogues ont été rapportées par Remy, Annandale, Gintrac, Gross, Heincke.

Colles, en 1852, et Follin, en 1861,font une distinction entrele tétanos vrai général et les spasmes tétanoïdes limités au membre blessé.

Legouet rapporte le cas d’un jeune homme de 15 ans qui fut atteint de trismus localisé à la suite de l’arrachement de la troisième phalange de l’index avec son tendon fléchisseur.

En 1870, Richelot cite le fait d’un blessé atteint de tétanos partiel ayant duré plusieurs semaines. Sorti trop tôt, le malade fut pris de convulsions généralisées et succomba en quelques jours.

En 1883, Rond observe un tétanos céphalique survenu le vingtième jour et un cas analogue est signalé par Buisson en 1888 (22 jours d’incubation).

En 1904 apparaît la thèse de Demontmerot sur la forme paraplégique où quatre observations sont rapportées. Esau, en 1910, publie un cas de tétanos local de la main. Mais comme nous l’avons déjà signalé il ne s’agit pas à proprement parler dans la plupart de ces observations de tétanos partiel véritable.

tétanos LodAUSÉ AUX MEMBRES. - HISTORIQUE. 61 t .ous ce nom une infection à bacille de Nicolaïer f °rTe à une région anatomique déterminée et ne se généralocalisee dire que l’histoire du tétanos partiel des

li^es dHate réce^ Nous avons vu ce qu’il fallait "" pr ies obi^ervations d’Esau, de Boinet et Monges, de Cur-

iirtlt Lombard; certaines observations publiées par Démontant dans sa thèse inaugurale méritaient mieux également le a fitanns à début paraplégique que celui de tétanos partiel oaraplégique puisque après une première localisation éphemere a fnnÏÏctures aux deux membres inférieurs sont survenus du nuque et du tronc On peut donc ronsidérer d’après la définition que nous donnons du tétanos partiel « Maladie focale pendant toute son évolution » que les observations de tétan'Slartiel des membres, au moins en ce qui concerne la forme monoplégique, sont connues depuis peu En mai 1915 apparaît le premier cas de tétanos partiel d membre inférieur, dans un travail de Gourtellemont.

Puis Albert Ramirez Martinez, en juin 1915, signale dans sa Jr “obSBr.«ti.n très instrucli.e de MM lee Professeurs Rauzier et Ester. Il s’agissait d’un tétanos localisé tardif y

nour siège un membre inférieur. . „„

^ Puis lizzi, à la tribune de l’Académie de Medecme en novembre 1915, apporte un exemple typique de tétanos partiel prTcoce des membres. La localisation fut d’abord monoplegique, puis temporairement paraplégique «vec predommance ilarq^ée cependant au membre inférieur gauche blesse. Elle r perJsta pendant cinq semaines et fut suivie de gueriso .

■ Cette observation, la première de ce type diniqi^e rare a suscité par son intérêt les publications de Moaod, Routier Lav^^^^ Carnot, Courtois-Suffit et René Giroux, Meriel. Mamtenan que ces faits sont mieux connus, ils sont devenus cas sont actuellement nombreux et le docteur Fricker a propos d’un certain nombre d’observations personnelles, ^le^t de Pas ser en revue dans sa thèse inaugurale les tétanos parR J )■ Dans les lignes qui vont suivre, nous ,dl°ns décrire les symptômes particuliers, l’évolution spéciale de locale, atypique de l’infection tétanique.

(>) Nous n’avons pu malheureusement consulter ce travail . nous

tenu cependant à signaler la thèse de Fricker, afin que le lecteur pu, consulter les observations rapportées par cet auteur.

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