‹ Les Formes Autochtones de l'Hépatite AmibienneChapitre 10 sur 22 · LA · texte numérisé non relu

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tion qui est particulièrement douloureuse dans la région épigastrique du côté droit. La ligne de matité supérieure à peine augmentée en avant, s'élève légèrement dans la ligne axillaire et beaucoup plus au niveau de la base droite.

Les points phréniques, xyphoïdiens et intersternomastoïdiens sont des plus nets, les points parasternaux ne sont pas douloureux,

La douleur de l'épaule droite est par moments intense, au point de provoquer l’insomnie.

A l’auscultation, on entend à droite quelques sibilances disséminées dans toute l'étendue du poumon, avec une prédominance à la base où on rencontre en même temps quelques ràles sous-crépitants accompagnés d’obscurité respiratoire, de submatité et d’affaiblissement des vibrations vocales. La rate est augmentée de volume à la percussion, elle est perceptible sous les fausses côtes et non douloureuse.

La température oscille entre 37°5 et 38 degrés, l’examen du sang pratiqué à deux reprises différentes au point de vue de la recherche des hématozoaires est négatif ainsi que lexamen des selles.

Le traitement à l’émétine est institué à la dose quotidienne de 8 centigrammes. Dès le deuxième jour l’amélioration est manifeste, les phénomènes douloureux très atténués ont à peu près complètement disparu au cinquième jour,ainsi que les signes stéthoscopiques ; à la fin du traitement le foie est encore augmenté de volume mais à peine sensible à la

pression.

Cette observation nous montre ce qu'est l’hépa-

tite amibienne chronique évoluant chez un malade atteint d’une dysenterie exotique rebelle. Si nous lui

HN OANES

| comparons l'observation de notre malade atteint de dysenterie autochtone,nous voyons que le début, lent et insidieux a été le même.Il s’agissait d’un dysentérique qui ne subil qu'un traitement de diarrhée banale ei jamais de traitement spécifique. Chez lui les manifestations hépatiques ont donc été chroniques d'emblée.

Faut-ii voir dans ce processus, une lésion anatomique mal individualisée, qui peut se caractériser uniquement par de la périhépatite sous-diaphragmatique, où même par des gommes intrahépatiques comme :’ont montré MM. Achard et Foix. Il s’agit beaucoup plus à notre avis d’un processus évolutif et non d'une cicatrisation d'hépatite aiguë, l’efficacité du traitement spécifique étant aussi rapide Lt dans les formes aiguës.

Chez notre malade la symptomatologie était constituée, tout comme chez celui dont l’observation est rapportée plus haut, par des douleurs vagues hépatiques, une névralgie phrénique, enfin des signes de réaction pleuro-pulmonaire à la base droite.

Nous voyons donc, que tout comme pour l'hépatite suppurée et pour l'hépatite aiguë abortive, l'hépatite amibienne chronique survenant aa cours de dysenteries autochtones ne se présente avec aucun caractère particulier.

SYNDROME D'HÉPATITE AMIBIENNE

Toutes les formes d’hépatite amibienne qu’elles soient suppurées,aiguës abortives ou chroniques, se présentent avec un ensemble de signes qui doivent dès l’abord attirer l'attention.

Il n'y a que des réactions plus ou moins accusées, et à part le cas où un abcès tire de son volume et de la compression des organes voisins une symptomalogie propre, ces formes se présentent avec la même triade symptomatique. |

Du côté de la base droite DE voyons des lésions allant de la simple obscurité respiratoire au cours des hépatites chroniques, jusqu’à la congestion pu!monaire, et à la réaction pleurale séro-fibrineuse ou purulente que l’on observe dans les formes aiguës.

Si la névralgie: phrénique a été trouvée pour la première fois avec netteté au cours des hépatites:

amibiennes chroniques, nous avons vu qu'elle exis--

tait très accusée, beaucoup plus accusée. même que dans les formes chroniques, dans les formes aiguës. Elle devra être recherchée dans les hépatiles suppu-

rées, et on la trouvera à l’origine de ces douleurs à

l'épaule droite, tout comme dans la lithiase biliaire.

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Quant à l’état du foie, il va depuis l’augmentation considérable, avec surélévation du bord supérieur

et tumeurs déformani les fausses côtes, jusqu’à l’état

macroscopique normal, la lésion ne se caractérisant alors que par des signes de voisinage.

Mais plus encore que les signes locaux de l'hépatite, ce sont les signes généraux qui permettent de séparer ces trois formes. La fièvre est un élément de diagnostic des plus importants, en même temps que celleci la numération globulaire, avec recherche de leucocyiose à type polynucléaire doit être systématiquement pratiquée.

Enfin, au cas de symptômes généraux peu accusés, comme cela s’observe parfois au cours de gros abcès

à évolution torpide, un bon élément de probabilité

pour l'existence ou non de suppuration est la recherche des amibes dans les selles.

Cette recherche des amibes nous l’avons pratiqué sans artifices spéciaux, et il nous a semblé que les procédés indiqués par divers auteurs et notamment par M. Vincent pour la recherche des kystes amibiens avec le bleu de méthylène, n'étaient pas indispensables. + ;

Entré lame et lamelle, en diluant les matières fraîches dans l’eau physiologique, nous avons vu avec netteté les mouvements de l’amibe, la différenciation de son endo et de son ectoplasme et ses

inclusions cellulaires.

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