TRAITEMENT
Comment traiter les hépatiles amibiennes ?
Il faut agir rapidement et énergiquement. En effet, si les formes d’hépatite chronique décrites par Paisseau et Hutinel n’ont aucune tendance à la suppuration, elles peuvent lorsqu'on les laisse évoluer, entraîner des troubles profonds de l'organisme : anorexie, amaigrissement, asthénie, parfois même véritable cachexie. En outre la suppuration peut être la terminaison d’une de ces poussées aiguës d’hépatite survenant chez les dysentériques, c’est une éventualité grave, car une fois le pus formé, sauf dans les cas spéciaux signalés par Françon dans sa thèse, l'intervention chirurgicale reste la seule conduite à tenir.
Il faut donc faire un traitement d'attaque destiné à blanchir le malade, que l'on fera suivre d’un traitement d'entretien de longue haleine, pour éviter le retour de semblables accidents.
En somme devant un amibien, notre conduitesera analogue à celle qu’on adopte en présence d’un spécifique : un traitement énergique pour effacer les
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accidents en évolution ; ceux-ci disparus continuer la médication pour en éviter le retour.
Pour ce faire nous avons à notre disposition deux médicaments d’une efficacité incontestable : Le chlorhydrate d'émétine et les arsenicaux, le novarsénobenzol en particulier.