‹ Les Formes Autochtones de l'Hépatite AmibienneChapitre 4 sur 22 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

L’amibiase hépatique autochtone peut se présenter sous plusieurs types anatomo-cliniques qui sont autant de formes évolutives de l'affection. Tantôt celle-ci à marche rapide et aiguë évolue vers la suppuration; tantôt elle est arrêtée dans son développement par un traitement efficace et précoce, réalisant ainsi le type des hépatites aiguës abortives de Chauffard et Françon ; tantôt enfin elle peut se présenter sous forme d’hépatite chronique et nous en rapportons un bel exemple. Cette hépatite chronique l’a été d'emblée, ce n’est pas une affection aiguë ou subaiguë arrêtée dans son évolution. :

Mais nous devons dès maintenant insister sur ce fait que l’hépatite amibienne aiguë abortive représente la forme d'avenir de l’amibiase, et surtout de l’amibiase autochtone. L’attention par les travaux publiés a été tellement attirée de ce côté, que ce n’est qu’exceptionnellemeni que l’on pourra observer les grands abcès du foie des auteurs classiques. Il en sera de la dysenterie comme du rhumatisme et de la syphilis et nous aurons bientôt une forme historique

de la maladie.

“Le a

1° Hépatite suppurée autochtone

Cette forme a été observée par de nombreux auteurs ; il ne faut pas considérer comme telle les cas de Ravaut et Charpin, observés à Marseille chez des coloniaux rapatriés du Maroc ou de l’Armée d'Orient, mais les statistiques relevées par Françon donnent un pourcentage de 33 0/0 d’hépatite aiguë évoluant vers la suppuration et survenant chez des amibiens autochtones non traités.

Le plus bel exemple de grand abcès du foie autochtone a été rapporté par Rist et Rolland dans la Presse médicale du 31 janvier 1916. Il s'agissait d’un soldat agé de vingt-deux ans qui était entré à l'hôpital avec une fièvre élevée, un état général grave, et des signes cliniques d’un petit épanchement pleural droit. :

L’affection datait d’une dizaine de jours quand le malade fut examiné pour la première fois, et elle avait débuté par une douleur hépatique avec augmentation de volume du foie. ï \ Le malade avait en outre, et cela depuis deux mois, une diarrhée sanglante avec épreintes, ténesme, et des selles ayant tous les caractères des selles dysentériques.

On pensa donc que la réaction pleuro-pulmonaire que présentait ce malade amibien, étant donné son état général grave, dépendait vraisemblablement

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