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d'un abéès du foie amibien. Le diagnostic fut vérifié par l'intervention chirurgicale qui permit de vider un volumineux abcès de la convexité du lobe droit qui s'était rompu spontanément sous le diaphragme. Cet abcès sous-phrénique fut drainé, mais le malade, dont l’état semblait s'améliorer, succomba quelques jours après avec des symptômes de péritonite aiguë. L’autopsie montra que la suppuration s'était étendue secondairement à tout le péritoine. La recherche des amibes dans les selles est restée négative. Les auteurs mettent sur le comnte d’une injection d'émétine la disparition des amibes dans les selles de ce malade. En réalité il s’agit [à d’un processus de fixation, comme l'ont montré Ravaut et Charpin, au cours d’un abcès du foie les amibes disparaissant de l'intestin.
Ce qui nous intéresse plus particulièrement dans l'observation du malade de Rist et Rolland, c’est qu'il n'avait jamais quitté la France. Il appartenait à un régiment d'infanterie métropolitaine et n’avait Jamais été en contact direct avec des troupes indigènes.
Mais à plusieurs reprises son régiment avait occupé soit des tranchées, soit des cantonnements quittés par des tirailleurs algériens et laissés dans un état de propreté défectueuse. C’est vraisemblablement dans les tranchées que s’est faite la contamination.
Quand on parcourt l'observation de ce malade on est frappé par la gravité du tableau clinique: mauvais état général, fièvre, syndrome pleuro-pulmo-
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naire de la base droite. On se croirait en présence d'une des formes à évolution thoracique qui ont été décrites par Fontan. De plus le point de côté hépatique bien localisé existait chez ce malade, comme l'avaient précisé Ravaut et Charpin. Enfin autre fait intéressant c’est la rapidité avec laquelle s’est constituée celte hépatite suppurée; c’est en général en deux ou trois mois que se forment les abcès du foie.
Il était utile d'insister sur ce point, car c’est à notre avis une preuve excellente pour montrer combien grande était la virulence des amibes qui étaient à l’origine de cet abcès.
Nous pouvons toutefois nous demander, à mesure que nous nous éloignerons de la période des hostilités, si les amibes sous notre climat resteront aussi patho- -gènes et si sous l’influence de conditions atmosphériques défavorables elles ne se présenteront pas beaucoup. plus sous la forme tetragena que sous la forme hystolytica, comme cela s’observe en dehors des phases aiguës de l’entérite amibienne.
2° Hépatite aiguë abortive
L'hépatite aiguë abortive, qui a été décrite pour la première fois par Françon, a été ainsi définie par cet auteur : « Un syndrome d'accidents hépatiques aigus, identiques à l’abcès du foie au point de vue clinique, radioscopique et hématologique ; lecaractère majeur et exclusif est la guérison par le traitement médical,