‹ Les Formes Autochtones de l'Hépatite AmibienneChapitre 8 sur 22 · PUR PE · texte numérisé non relu

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3° Hépatite amibienne chronique

Ce qui caractérise cette forme c’est que chronique d'emblée, elle n’a aucune tendance à évoluer vers la suppuration malgré l'absence de tout traitement à l’'émétine.

Ce qui de plus l’individualise c’est la prédominance des signes de péri-hépatite sur l’hépatite véritable. Le foie n’est pas considérablement augmenté de volume, souvent même on ne constate aucune hypertrophie, mais par contre les signes qui prédominent sont : la réaction pleuro-pulmonaire de la base droite et la névralgie phrénique. à

Faut-il considérer cette hépatite chronique comme un reliquat, une cicalrice de poussées aiguës, ou comme une lésion en évolution ? C’est cette dernière hypothèse qui nous paraît la plus vraisemblable, étant donnée l'efficacité du traitement sur son évolution. L’émétine amène la disparition et des signes pleuro-pulmonaires et de la névralgie phrénique.

Cette hépatite amibienne chronique a été décrite dans les Annales de Médecine, t. 1, 1920, par Paisseau et J. Hutinel. Nous citons une de leurs observations les plus typiques et nous lui comparerons l’observation que nous rapportons plus loin,

(Paisseau et Hutinel, in Annales de Médecine.)

G... V., 2° bataillon d'Afrique. Agé de trente ans, c’est un

paludéen d’ancienne date présentant quelques accès de

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