Peter. — Gaz. des hôpitaux, 1893, p
rapporter bien d'autres exemples. Mais « cette persistance exige une sollicitude médicale incessamment en éveil ». « L'individu qui a été tuberculeux à un degré notable ne sera jamais qu'un être chélif et invalide. Sa santé fragile ne lui permettra jamais que la vie mesurée, réglée et pleine d'angoisses d'un convalescent sujet à rechutes. » En 1866, H. Lebert ' avait dressé à Breslau la liste d'un assez grand nombre de tuberculeux soignés par lui et dont la guérison semblait complète. En 1874, huit ans plus tard, les deux tiers de ces phtisiques guéris avaient succombé soit à une poussée niguë, soit à une rechute à marche lente et progressive.
Ces retours offensifs étaient survenus tantôt sous l'influence d'une grossesse, tantôt, et assez, fréquemment, sous celle du trouble apporté par une maladie nouvelle, la syphilis en particulier, tantôt sans cause appréciable. L'histoire des phtisies aiguës montre à chaque pas le danger permanent des vieilles lésions en apparence guéries. Pour avoir des chances de succès durables, le traitement de la tuberculose doit donc être précoce. Il doit être longtemps prolongé.