‹ Les formes gastralgiques de l'appendicite chroniqueChapitre 11 sur 26 · CAUSES D'ERREURS · texte numérisé non relu

CAUSES D'ERREURS

Il existe un certain nombre d’appendicites avec réaction locale marquée qui ne sont pas exemptes d'erreurs de diagnostic. Ces erreurs sontidans certains cas peu ennuyeuses car il s’agit d’affections chirurgicales de la région.

Les lésions peuvent siéger sur une portion de l'intestin tout proche de l’appendice, comme la coudure de Lane ; elles peuvent être plus importantes comme la pérityphlite avec adhérences. Il peut s’agir de tuberculose iléo-cæcale et même d’une tumeur. Elles peuvent être cæco-coliques comme la péricolite droite dont les lésions parfois assez étendues causent l’accolement en canons de fusil du côlon ascendant et du transverse. L’épiploon est souvent atteint et l’épiploïte fréquente.

Il est intéressant dans ces cas d’avoir recours en plus des divers examens, à la radiologie avant l’opération, car un examen bien fait permettra de faire le diagnostic et dans le cas douteux de préférer à l'incision esthétique une ouverture large (obs. VIT, XD).

R. Bonnin 5

Dans d’autres circonstances l'intervention habituelle pour pratiquer l’appendicectomie est inutile.

On peut prendre pour une lésion appendiculaire, une affection d’un autre organe. C’est ainsi qu'une pyélonéphrite, une hydronéphrose, une lithiase rénale ou vésicale, une chololécystite, peuvent se signaler par des douleurs vers la région de Mac Burney. Il n’est pas exceptionnel non plus d’avoir affaire à une affection de l'ovaire et de la trompe droits, dans ces cas un examen gynécologique sérieux fait éviter l’écueil.

Chez d’autres malades au contraire, les signes appendiculaires locaux étant inexistants ou peu nets, il en résulte que les signes gastriques seuls attirent l'attention et parmi ceux-là nous retiendrons tout spécialement la douleur qui avec toutes ses modalités permet souvent d'orienter le diagnostic.

Nous ne prétendons pas faire le diagnostic différentiel de toutes les affections susceptibles de prèter à confusion. Nous ne ferons que citer les douleurs épigastriques causées par des compressions nerveuses, lésions vertébrales, par des aortites abdominales, par des lésions tuberculeuses ou syphilitiques.

Nous ne retiendrons pas non plus les périviscé rites qui ont comme caractère de se manifester par des douleurs continues ayant presque toujours la même intensité.

Nous éliminerons encore celles des cénestopathes

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et desnerveux quiéchappent à toute description sys tématisée et ont comme caractères d’être variables, d'intensité générale faible, et de n’avoir aucun rapport constant avec les repas.

Dans tous ces cas par les divers moyens d’investigation connus, le plus souvent il est facile de faire le diagnostic.

Nous retiendrons donc seulement les cholécystites et l’ulcère d’estomac.

Cholécystites. — Les périodes douloureuses sont courtes : de un à huit jours et le plus souvent trois jours. Elles sont plus intenses que les douleurs épigastriques d’origine appendiculaire. Elles débutent plus brusquement et leur apparition est souvent provoquée par un écart de régime (aliments gras). Elles coïncident fréquemment chez les femmes avec les règles. Elles présentent des irradiations spéciales dans l’épaule droite et même parfois dans le bras correspondant. Ces irradiations sont typiques, on ne les rencontre pas dans l’appendicite. Celles de la région lombaire, de la région rétro-sternale, peuvent s’observer dans les manifestations gastriques de l’appendicite.

Enfin il n’est pas rare de voir des manifestations nauséeuses et douloureuses durer pendant deux ou trois jours sans arrêt.

Cet état nauséeux si durable se rencontre plus souvent et est même vu presque uniquement dans la cholécystite. |

Enfin l'existence d’ictère dans les antécédents et

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