‹ Les formes gastralgiques de l'appendicite chroniqueChapitre 12 sur 26 · NAN · texte numérisé non relu

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à l'examen est en faveur d’une origine vésiculaire. Mais s’il y a des cas bien tranchés on n'ignore

pas d’autre part l’association des lésions appendicu-

laires et vésiculaires : appendiculo-cholécystites.

Ulcères. — Parmi les affections gastriques, lulcère d'estomac est celle qui est le plus souvent simulée par certaines dyspepsies d’origine appendiculaire.

Les malades ont des périodes où ils souffrent, d’autres où ils ne souffrent pas. Ces périodes sont nettement délimitées séparées les unes des autres : pendant la période où le malade ne souffre pas il paraît guéri.. Les périodes douloureuses sont plus nettes et franches que celles qu'on observe dans les dyspepsies hypersthéniques et plus souvent même que dans les phénomènes spasmodiques du pylore. Les périodes douloureuses débutent brusquement. En plein régime, survient une crise, et les crises généralement plus violentes reviendront quelques heures après les repas, pendant trois semaines ou un mois, chaque jour. Ce dernier caractère est également net dans l’ulcère. Contrairement aux douleurs des dyspepsies qui peuvent disparaître brusquement pendant un ou deux jours, il n'y a pas de jours de manque dans les périodes de l’ulcère. La période douloureuse se termine assez rapidement et là encore le régime ne joue pas un grand rôle, le malade peut cesser de souffrir avec une alimentation non réglée (Gutmann).

Les diverses périodes douloureuses ont à peu

près la même durée, chez un même malade (tant que l’ulcus ne se sténose ni s'extériorise), Ces périodes de sédations intercalaires sont également bien tranchées. Elles sont plus longues en général, plusieurs mois ; elles sont complètes : le malade ne souffre plus ou de façon minime, il se croit guéri. Quand, et c’est l'immense majorité des cas, l’ulcère ne s'accompagne pas de gastrite, le malade peut dans ses périodes intercalaires manger n'importe quoi. La durée des périodes est indépendante du régime et du traitement suivi. Le début de la nouvelle période de douleurs ne survient pas à la suite d’un écart de régime. Contrairement à ce que l’on voit fréquemment dans les dyspepsies hypersthéniques et même dans le syndrome

pylorique d’origine réflexe.

L’hématémèse et le melæna sont plutôt en faveur d'un ulcère d'estomac ou pyloro-duodénal mais cependant on constate parfois ces signes dans les

phénomènes spasmodiques réflexes du pylore.

La fièvre se voit surtout dans l’appendicite et

rarement dans l’ulcère.

Enfin les antécédents et l’évolution des troubles

‘ont une grande importance.

Nous voyons que les signes cliniques qu'on observe dans certains cas de spasmes du pylore déterminant le syndrome pylorique sont presque les mêmes que ceux que l’on rencontre dans certains

ulcères. Le plus souvent dans ces cas-là il n'existe LA

RTS —

que des nuances (observation VII et IX). La radiologie permettra de trancher le diagnostic.

Certains auteurs prétendent que le tableau clinique causé par l’appendicité chronique et sensiblement «identique » à celui de l’ulcère est fréquent au point qu'il leur a fait dire que quand un malade a des signes cliniques d’ulcus, il a plus de chances d'avoir une appendicite chronique qu'un ulcus. C'est ce que le Pr Gosset rapporte en une formule concise ; «la plupart des ulcères d'estomac sont à l’appendice ». |

Enfin on ne doit pas oublier qu’à côté des faux ulcéreux avec appendicite, il peut y avoir de vrais

ulcéreux avec appendicite.

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