TER
Ra
an vieil appendice en voie de transformation fibreuse avec une série de rétrécissements cicatriciels et contenant de la sérosité louche. Le pylore et le duodénum ne présentaient aucune lésion visible, aucune zone suspecte à la palpation ; la vésicule biliaire était normale. |
L'évolution de ce cas a été des plus simples : du fait de l'ablation de l’appendice, le syndrome douloureux gastrique a disparu. Notre jeune Russe, ayant oublié la soufirance passée, a repris sa vie d'antan et, malgré nos conseils, a abandonné tout régime. Plus de six mois de guérison nous paraissent suflisants pour qu’on puisse considérer l'épreuve
comme décisive et qu’il soit permis de faire état de ce cas.
OBSERVATION VIII (Arbeïit, thèse de juiliet 1924.)
Dyspepsie hypersthénique, avec hypersécrétion très acide, ayant fait porter le diagnostic d’ulcère probable. Dou leur appendiculaire. Exploration négative de l'estomac et du carrefour sous-hépatique. Appendicectomie. Pas
d'amélioration clinique netle.
Mlle B..., entrée le 19 novembre 1920 dans le service du D: Enriquez.
Début des troubles dyspeptiques remontant à deux ans. Tout d’abord sensation de pesanteur survenant immédiatement après les repas. Puis sont apparues de véritables douleurs à caractère de brûlures, survenant aussitôt après l’ingestion des aliments,avec recrudescence deux heures après.
À ce moment la douleur est très violente, à caractère téré-
ee
brant : cette douleur tardive dure une demi-heure à deux heures. La gastralgie se produit presque quotidiennement avec exacerbation par périodes d’une semaine environ chaque mois. Renvois acides le matin. Etat nauséeux intermittent avec vomissements alimentaires et bilieux detemps à autre au moment des paroxysmes douloureux. L’alimentation calmait au début les douleurs ; cet effet sédatif diminue de netteté. Pas d'hémorragie du tube digestif. Consti pation opiniâtre.
L'examen de l'abdomen montre du clapotage à jeun, une douleur épigastrique, un point douloureux appendiculaire.
Radioscopie. — Estomac dilaté, ptosé, avec couche abondante de liquide d’hypersécrétion. On note au niveau de la petite courbure l'existence d’un spasme localisé et persistant. En position couchée, cæcum fixe ; point douloureux appendiculaire
Le tubage à jeun donne 110 centimètres cubes de liquide très acide. CI libre 1,75. Acidité totale 3,60.
Leucocytose à polynucléaires ; 16.000 globules blanes dont 88 ° de polynucléaires.
Mise au traitement médical par l’atropine à doses progres sives (1/4 à 2 millig.) parle benzoate de benzyle (LX gouttes) par la diathermie, le malade n'accuse aucune amélioration de ses phénomènes subjectifs, et on trouve le même degré d'hypersécrétion. ;
Une intervention est proposée avec le diagnostic : Ulcus probable ; douleurs au point appendiculaire. L'existence d’un ulcus est possible en raison de l’intensité des phénomènes gastriques, et de la déformation spasmodique cons-
tatée au niveau de la petite courbure.