RETARD
Opération le 11 mars 1921, par le professeur Gosset, « Laparotomie médiane sus-ombilicale. On trouve un estomac plutôt hypotonique, sans musculature hypertrophiée, sans ulcère, Pas de lésion vésiculaire. On va à l’appendice et or le trouve scléreux blane. Appendicectomie. »
Revue dans le cours de 1921 et de 1923, la malade n'accuse aucune amélioration nette ; toujours douleurs tardives, et
hypersécrétion.
OBSERVATION IX (Arbeit, thèse de juillet 1924.)
Appendicite chronique avec syndrome d’ulcère
et hématémèse, exploration négative de l'estomac.
Mlle A... 19 ans, entrée en juillet 1917 dans le service du Dr Enriquez.
Début des troubles dyspeptiques remontant à 6 ans environ. D’emblée syndrome tardif, douleurs trois ou quatre heures après le repas, souvent douleurs nocturnes réveillant la malade. Régurgitations acides ou glaireuses. Alternatives
de diarrhée et de constipation.
Pas d'amélioration par les traitements médicaux. La dyspepsie est continue, sans accalmies. Appétit conservé : pas d’amaigrissement notable.
En avril 1917, une hématémèse très abondante, suivie de mæléna fait porter le diagnostic d’uleus.
Mais indépendamment de ces troubles gastriques, il existe un syndrome appendiculaire, caractérisé par une douleur
au point de Mac Burney et un état nauséeux. Troubles ner-
veux : céphalée, insomnie,
Lee
Radioscopie : Douleur pyloroduodénale, Point de Mac Bur noy. Stase iléale.
Intervention le 2 août 1917 (D' Pauchet).
« Exploration de l'estomac par décollement épiploïque : rien d’anormal. Vu l'existence d'hémorragies, on incise l'organe et on explore la muqueuse au moyen d’un spéculum introduit dans la fente. La muqueuse est un peu rouge mais ne présente pas d’ulcération.
Ablation de l’appendice qui est long et tortueux. Pas de
bride de Lane ». Non revue.
OBSERVATION X (Arbeiït, thèse de juillet 1924.)
Dyspepsie avec retard de l'évacuation gastrique et stase barytée de 9 heures, ayant fait porter le diagnostic de sténose pylorique par ulcère. Intervention : pas d'ul-
cère, appendicite chronique avec épiploite.
Mme B..., 63 ans, entrée le 16 décembre 1920 dans le service du Dr Enriquez.
Bien portante jusqu'en 1918. Se plaint depuis deux ans de douleurs lombaires, et depuis six mois de troubles dyspeptiques, sensations de ballonnement, de plénitude gastrique avec parfois douleurs épigastriques apparaissant immédiatement après les repas, durant une heure environ, et irradiant à l’hypocondre droit. Pas de vomissements alimentaires, parlois régurgitations acides. Appétit conservé. Amaigrisse rent notable,
L'examen montre un point douloureux maximum à deux
travers de doigt à droite de l’ombilie. Fosse iliaque droite et épigastre légèrement douloureux.
Radioscopie : Neuf heures après le dernier repas baryté, Stase d'environ 100 centimètres cubes dans le bas-fond stomacal qui se dessine en forme de cuvette, le reste des repas opaques occupe les anses iléales, le cæcum, le côlon ascendant, et l'origine du transverse.
L'ingestion sous l’écran d’une nouvelle quantité de gélobarine montre un retard notable au passage du cardia (spasme du cardia). L’estomac est hypotonique, ptosé, basfond à 13 centimètres au-dessous des crêtes iliaques. Etirement du segment moyen, aspect en crochet du segment inférieur. Quelques contractions font passer la baryte dans le bulbe et la deuxième portion du duodénum, qui restent visibles durant tout l'examen. Douleur très localisée à la pression au niveau de la deuxième portion du duodénum.
En position couchée, on note deux points douloureux, l’an correspondant à la deuxième portion du duodénum, l’autre à la région cæco-appendiculaire, Ascension cæcale de 7 centimètres en position couchée.
La stase barytée et la douleur pyloro-duodénale font porter le diagnostic de sténose organique du pylore, avec ulcère probable pyloro-duodénal.
Intervention le 13 décembre 1920 par le professeur Gosset. « Diagnostic opératoire : appendicite chronique, dislocation verticale de l'estomac, épiploite.
Appendicectomie et résection totale de l’épiploon. Laparatomie médiane sus-ombilicale. On explore. La vésicule est un peu plus blanche que normalement, mais on ne sent pas
de calculs dans son intérieur. L'estomac est disloqué mais il
Lu POLE
n’y a pas d'ulcère ni au pylore, ni à la jonction de la première et de la deuxième portion du duodénum. Dans ces conditions, on va regarder le cæcum et on voit un appendice rétro-cæcal dont la pointe remonte jusqu’à l’angle droit du transverse. Il est peu éloigné de la région pylorique, scléreux, On l’enlève par écrasement et on l’enfouit. Terminaison de l’iléon non coudée. Epiploon malade : on le résèque en totalité en le liant en 9 paquets. »
Non revue.