‹ Les Formes Inférieures de L'ExplicationChapitre 156 sur 194 · L. Weber. Le Rythme du Progrès, p · texte numérisé non relu

L. Weber. Le Rythme du Progrès, p

mythologies, métaphysiques ne sont que l'élargissement, le perfectionnement sur des points de détail, de la certitude initiale : elles ne visent pas à la fonder ; à peine à l’étayer, et seulement quand une autre inspiration, logique, positive, sceptique, commencera à se faire sentir. Le faible développement des personnalités assure d'autre part une unanimité absolue du groupe — unanimité spontanée et inconsciente, unanimité renforcée encore par le système des interdictions, nées de la peur mystique et destinées à laccroître, à la prolonger, à asseoir indéfiniment son pouvoir. Le cercle est clos hermétiquement. L'intelligence humaine s’est enfermée dans sa mystique, comme l'animal, au cours de l’évolution, s’est assoupi dans son instinct. Et c'est l’unanimité qui a mis le verrou.

Qu'est-ce donc qui remettra de nouveau l'humanité en marche ? Nous ne pouvons laisser cette question sans réponse. [1 ne suffit pas de montrer les difficultés du « passage » à la connaissance positive. Si nous parvenons à dégager quelques-unes des conditions qui semblent lavoir rendu possible, nous aurons peut-être contribué à mieux mettre en lumière le sens profond de ces difficultés et l'importance des formes inférieures de l'explication dans l’évolution de la pensée humaine. Tel sera l’objet de notre iroisième partie : elle formera, comme nous l’annoncions au début, la vérification ou la contre-épreuve des deux précédentes.

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