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G. Etienne, de Nancy ajoute « J’ai observé fréquemment des troubles menstruels, des états anémiques, des troubles endocriniens, mais aucun cas de chlorose. Si aucun cas n’a été vu de 1914 à 1923, ils étaient au contraire fréquents jadis. En 1895 et 1896 nous avons vu, coup sur coup, les cas qui ont servi de base à nos recherches avec le Professeur Spillmann, et les 17 cas personnels étudiés dans la thèse de notre élève J. Demange (1898) se sont situés entre mars 1896 et février 1898, soit en deux ans, ici encore dans le même hôpital ».
Roch et Bickel ont donné le nombre des chloroses soignées à la clinique médicale de Genève de 1898 à 1924. « Tous les cas concernent des femmes. Tous les diagnostics sont basés sur un examen clinique attentif accompagné d’un examen du sang avec calcul de la valeur globulaire ». Il n’est pas fait de distinction entre la chlorose des jeunes filles et la chlorose tardive. « À Genève, comme ailleurs, le chlorose grave, nécessitant l’hospitalisation, est en voie de disparition ».
Voici les chiffres de Roch :
1898 : 13 cas 1911>0:cas 1899 : 11 — 1912 : 1 — 1900 : 9 — 1913 : 2 — 1901 : 13 — 1914 : 1 — 1902 : 5 — 1915 : 0 — 1903: 5 — 1916 : 1 — 1904: 5 — 1917 :2 — 1905 : 6 — 1918 : 0 — 1906: 4 — 1919 : 1 — 1907: 1— 1920 : 0 — 1908: 0 — 1921 : 0 — 1909: 1 — 1922 : 1 —
Comment comprendre cette disparition ? Toutes les hypothèses ont été proposées.
Parmi les explications les unes s’adressent presque exclusivement aux époques qui ont précédé Hayem et son école. La chlorose comprenant alors la plupart des anémies et des cachexies : une précision plus grande dans les caractères de la maladie a diminué considérablement le nombre des chloroses.
Les autres serrent le problème de plus près; le problème est celui-ci. A l’époque d’Hayem, il n’y avait pas de services hospitaliers où ne se trouvassent quelques chlorotiques graves « vertes » et actuellement il n’en est quasi plus vu.
Sans doute certaines étaient-elles des tuberculeuses dont l’absence de radiologie faisait méconnaître les lésions. Sans doute ce pouvaient être des endocardites malignes ou toutes autres maladies anémiantes. Mais ces hypothèses ne valent que pour un petit nombre de cas.
« Depuis, écrit Aubertin en 1927, que nous étudions les anémies graves, recherchant avec soin, à titre de comparaison, les cas de chlorose, nous avons été frappés du petit nombre des cas typiques et du nombre relativement élevé des fausses chloroses ou des chloroanémies symptomatiques démontrées par l'étude clinique et hématologique »; mais M. Aubertin a fait ces recherches à la période de disparition de la chlorose.
Admettons donc un pourcentage d’erreurs de diagnostic, et considérons cependant que le problème existe bien.
Un examen de toutes les opinions dépasserait le cadre de cette étude.
Roch et Bickel se demandent, par exemple, si la sup-