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pression de l'éclairage au pétrole n’a pas une influence, La diminution de l’hérédité alcoolique et syphilitique a aussi été invoquée.
Les deux principales causes sont la suppression du corset, les modifications approtées à l'hygiène, et à l’alimentation, enfin l’usage du fer.
La disparition de la chlorose coïncide avec la disparition du corset, ce carcan extraordinaire qui amincissait à l’extrême la taille des femmes et des jeunes filles.
Roch et Bickel écrivent : « Quand on se rappelle les gaînes rigides dans lesquelles on comprimait et on déformait le thorax des jeunes filles, on n’a pas de peine à admettre que cette mode funeste ait pu avoir un effet adjuvant déplorable sur les troubles hématiques de la puberté. Nous sommes amenés ainsi à attribuer à la disparition du corset celle de la chlorose. Cette hypothèse, émise récemment devant la Société médicale de Genève, a été accueillie avec faveur par ceux de nos confrères qui pratiquent l’art de guérir depuis trois à quatre décades ».
Parkes Weber, Naegeli, et d’autres ont pensé qu’en génant les fonctions hépatiques et intestinales le corset engendrait la chlorose chez les prédisposées. P. Emile Weil a rapporté le cas d’une chlorose typique, verte, de la puberté qu'il vit un jour amenée à son cabinet. Lorsqu'elle se deshabilla, il vit, à son grand étonnement que cette jeune bourgeoise de province portait encore le corset de ses mères. Mais il est possible que le corset ne soit qu’un symbole, le symbole de la vie claustrée et de l'alimentation parcimonieuse.
L'hygiène et l'alimentation ont, en effet, fait de grands progrès ; l’air et le soleil sont entrés dans la vie des
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jeunes filles, comme sont apparus sur leur table moins de pain et autres amidons, moins de bouillis et de de sauces, mais plus de viandes plus de rôtis, plus de légumes verts, plus de fruits. Dans toutes les classes de la société l'hygiène et l’alimentation sont bien meilleures.
Sous l'influence des médecins modernes du XIXe siècle, de Trousseau, de G. Sée, d'Hayem et de son école, et de bien d’autres, la chlorose et les avantages de son traitement ferrugineux furent si bien connus qu'ils suggérèrent à des commerçants ingénieux des moyens honnêtes de s'enrichir. Il se fit une floraison considérable de produits à base de fer qu’une habile publicité persuada aux parents de donner à leurs enfants. A la fin du XIXe siècle il n’y eut guère de fillettes qui ne furent nourries de vins et d’elixirs qui contenaient du fer. Sans doute on a fait à ce moment une sérieuse prophylaxie de la chlorose.
C. — La résurrection de la chlorose complète sous le nom d’anémie hypochrome achylique
Pendant que disparaissait la chlorose classique, l’anémie hypochrome microcytique et intense des jeunes filles, naissait à l’étranger une maladie, l’anémie hypochrome achylique, qui, arrivée en France, a fait si bien figure de maladie nouvelle que la plupart des auteurs qui s’en sont d’abord occupés ont oublié de relire à son propos les descriptions de la chlorose.
En 1934, M. Paul Chevallier a traité « Un point de l’anémie hypochrome achlorhydrique essentielle » et montre que « l’anémie hypochrome essentielle achylique est la chlorose tardive et la chlorose dyspeptique de
Hayem ».