‹ Les Formes Légères De La Chlorose De La PubertéChapitre 12 sur 27 · PROGRESS · texte numérisé non relu

PROGRESS

« De tous les caractères de la forme dyspeptique, écrit Hayem en 1888, les plus importants sont ceux qui sont fournis par l'analyse chimique du suc gastrique. Dans la chlorose simple, même dans les cas où l’anémie est très accusée, les qualités du suc gastrique sont relativement peu altérées, parfois même sensiblement normales. Les modifications principales dans ces faits simples consistent en une diminution plus ou moins sensible de l’acide chlorhydrique et un affaiblissement, en général moins prononcé, du pouvoir de peptonisation.

« Il en est tout autrement dans les observations de chlorose dyspeptique, Là nous constatons les plus graves altérations du chimisme gastrique. L’acidité totale est presque nulle ; les réactions de l’acide chlorhydrique font défaut et le dosage direct de cet acide donne un résultat souvent négatif. En même temps la peptonisation est très imparfaite et la digestion artificielle faite avec du liquide stomacal ne peut pas même s’accomplir après addition d'acide chlorhydrique et de pepsine. Les résultats de l’analyse chimique du suc gastrique sont analogues à ceux que l’on trouve dans le cancer de l’estomac. On remarquera cependant que, malgré l’absence d’acide chlorhydrique, le suc gastrique conserve un certain pouvoir de peptonisation qui ne peut être rapporté dans certains cas qu'à la présence d’acide lactique. Il est rare que soit douloureuse cette forme de dyspepsie avec altération du chimisme gastrique. L'examen du suc gastrique est seul capable de donner un diagnostic de précision désirable. À côté de ces cas typiques d’hypochlorhydrie, on en trouve d’autres où le suc gastrique est moins altéré, et il n'est pas douteux qu'entre la chlorose simple et la chlorose dyspeptique, il existe des intermédiaires ».

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