‹ Les Formes Légères De La Chlorose De La PubertéChapitre 17 sur 27 · CRAN EE · texte numérisé non relu

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la chlorose tardive et la chlorose dyspeptique d’une part, qui atteint généralement des sujets — plus souvent des femmes adultes —, et la chlorose des anciens, la chlorose proprement dite, ou chlorose de la puberté.

La première s’accompagnerait bien d’atrophie gastrique, la seconde en serait indépendante.

Il importait donc de savoir si la chlorose des adolescentes, et plus spécialement les chloroses légères que nous voyons à notre époque, s'accompagne ou non d’atrophie gastrique.

La tâche était délicate. Car les petites malades s’effrayent facilement et elles sont accompagnées d’une famille volontiers raisonneuse et volcanique.

Dans deux cas seulement une gastroscopie a pu être faite. Ce sont les deux cas que nous rapportons; l’un a été publié par M. Paul Chevallier il y a déjà un certain nombre d’années ; l’autre est inédit et nous a été donné par notre maître :

Voici les résultats

Observation 1. — Gastrocopie avant tout traitement ferrugineux.

La muqueuse est un peu pâle ; elle n’est pas complètement lisse, mais est en voie de le devenir. Les plis sont peu élevés et il y a très peu d’anastomoses. La région cérébroïde de la face postérieure n’est parcourue que par trois ou quatre plis visibles dans le champ. L’atrophie gastrique est nette (Docteur F. Moutier).

Observation 2. — Examen avant tout traitement. La muqueuse est extrêmement pâle. Les plis sont. presque totalement effacés. On voit un réseau veinulaire et précapillaire développé, surtout à la face antérieure

en avant du pilier antérieur. Atrophie gastrique diffuse et forte (Docteur F. Moutier).

Le suc gastrique, prélevé après injection d’histamine, est fortement hypochlorhydrique : présence d’acide chlorhydrique, acide libre 0,58, acidité totale 1,24, chlore COLA RS 21e

Il est démontré que la chlorose de la puberté, même légère, est une « anémie achylique », c’est-à-dire qu’elle s'accompagne d’atrophie gastrique diffuse.

Il nous reste à mettre en relief l'importance de l’atrophie gastrique. Nous insistons sur les mots « atrophie gastrique » que nous substituons à achlorhydrique ou hypochlorhydrique et à achylique. L’achlorhydrie est un symptôme qui peut accompagner des gastrites non achyliques ; elle peut manquer dans des atrophies légères ou localisées à l’antre.

Cette atrophie diffuse de la muqueuse de l’estomac n’est pas pathognomonique de la chlorose, même lorsqu’on y englobe ces formes spéciales, sans anémie et avec symptômes localisés, que notre maître appelle des métanémies chlorotiques. Mais, bien qu’elle ne soit pas caractéristique, et que, sans doute, au début de la maladie, elle ne soit pas constante, elle est un appoint très important pour le diagnostic.

Chaque fois, dit M. Paul Chevallier, qu’en présence d’un syndrome durant depuis très longtemps, on a pu penser à une chlorose très atténuée et que l’endoscopie gastrique a montré une muqueuse non atrophiée, l’examen complet a confirmé lJ’absence de chlorose et mis en évidence une cause du mauvais état général (tuberculose

larvée, vers intestinaux, etc.).

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