‹ Les Formes Légères De La Chlorose De La PubertéChapitre 23 sur 27 · FD E · texte numérisé non relu

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cas, cette amélioration n’était qu'’apparente ou relative et quelle devrait être rapportée à la diminution de la masse totale du sang, résultant de la consomption. Plus tard, lorsque la maladie, très avancée dans son évolution, touche presque à son terme, l’anémie s’accentue souvent de nouveau et atteint le troisième degré. Elle le dépasse rarement …

« Les signes stéthoscopiques, cardiaques ou vasculaires, sont, au début, aussi nets et aussi prononcés que dans la chlorose vulgaire. Plus tard, au moment où les malades ont des lésions étendues et un notable amaigrissement, ces signes deviennent moins nets ou disparaissent même entièrement. J’attribue également cette particularité à la diminution de la masse totale du sang et par suite à la faible tension du sang dans les vaisseaux. Cependant, il n’est pas rare, surtout chez les femmes, de voir les souffles vasculaires et même le frémissement cataire de la jugulaire persister pendant tout le cours de la maladie jusqu’au dénouement fatal.

« Les urines présentent les mêmes caractères généraux que dans la chlorose. On y trouve fréquemment, au début de la maladie, de l’urobiline en excès, plus rarement un mélange d’urobiline et d’urohématine …

« Le diagnostic de chloroanémie tuberculeuse est loin d’être facile, surtout au début. En s’aidant d’un examen méthodique du sang, la chlorose ne peut passer inaperçue ; ce sont plutôt les signes de tuberculose qui pendant un certain temps peuvent rester douteux. Les. malades ont une toux sèche, quinteuse, une expectoration peu abondante, parfois nulle. Le sommet droit respire mal, mais on n’y entend pas encore de craquements. L'examen des crachats est impossible, on ne

fournit que des résultats négatifs. On se demande donc s’il ne s’agit pas simplement d’une chlorose ordinaire, ou dyspeptique avec toux gastrique, d'autant que dans cette maladie il y a parfois de l’affaiblissement du murmure vésiclaire au sommet des poumons.

« La netteté des signes stéthoscopiques relevant de l’anémie et en particulier l'intensité du frémissement cataire de la jugulaire interne, les altérations sensibles du sang ne sont pas des raisons suffisantes pour repousser l'hypothèse de la tuberculose. Chez quelques malades on constatera un amaigrissement assez rapide, hors de proportion avec l’état chlorotique qui détermine toujours une moins grande émaciation que la tuberculose, Mais. la persistance d’un certain embonpoint ne permet pas d’écarter à coup sûr tout soupçon de tuberculose.

« On sera également frappé, dans un bon nombre de cas, par l'intensité des troubles digestifs; l'appétit sera presque nul, les digestions lentes, pénibles, l’estomac nettement dilaté. Les phénomènes étant également fréquents dans la chlorose ne permettront pas de faire pencher la balance du côté de la chloroanémie tuberculeuse. Parfois donc... le diagnostic restera en suspens

« Le pronostic de la chloroanémie tuberculeuse est celui de la tuberculose et non de la chlorose. Il ne m'a paru être aggravé en raison de la coexistence de la chlorose. Lorsque la tuberculose est bien localisée et marche lentement, non seulement une longue survie est possible, mais encore la guérison peut-être espérée ».

6° La nocivité du fer chez les tuberculeux.

Trousseau, qui prescrivait le fer à fortes doses, suivant la méthode d'Hutchinson, à insisté dans sa leçon sur la chlorose, sur le coup de fouet que le traitement

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martial après quelques semaines d’un grand succès apparent) peut donner aux tuberculoses pulmonaires latentes ou torpides. Il suggère que l’état anémique peut entraver l’évolution de la tuberculose. Hayem, qui prescrivait du protoxalate de fer, et à doses très modérées, n’a pas vu les phtisies galopantes signalées par Trousseau et critique son opinion. Mais, en même temps il se rallie à ses conclusions. « Dans la véritable chloroanémie tuberculeuse, plus la chlorose est prononcée, mieux le fer est toléré; mais dans quelques cas ou l’anémie chlorotique n’a pas atteint ou dépassé le second degré, le fer paraît pouvoir provoquer des hémophysies et hâte l’évolution des lésions tuberculeuses ». En outre le terrain chlorotique ne se présente pas comme favorable au développement de la tuberculose, « Il est donc préférable, au début de la chloroanémie tuberculeuse, de s’abstenir de préparations martiales » et Hayem ne conseille le fer que comme médicament symptomatique au stade de ramollissement avec grande anémie chlorotique.

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