‹ Les Formes Légères De La Chlorose De La PubertéChapitre 8 sur 27 · TOUL · texte numérisé non relu

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comme dans la chlorose type, mais pas de polychromatophilie et surtout pas d’anisochromie ni d’hypochromie.

« Les plaquettes nous ont semblé peu nombreuses.

« Le traitement martial et ovarien fait disparaître en trois mois tous les troubles fonctionnels et particulièrement les troubles menstruels et l’apathie. Le sang examiné à ce moment est peu modifié.

« Il y aurait donc, dans ce cas, une véritable chlorose sans anémie ; nous n’osons dire chlorose sans modification sanguine car nous avons noté la poïkilocytose et l’anisocytose. Les faits peuvent être interprétés de deux manières différentes : ou bien il y a réellement chlorose sans anémie, et il est permis de penser que la chlorose est une maladie d'évolution d’origine ovarienne et dont l’anémie n’est qu’un des symptômes, symptôme qui peut manquer dans certains cas ; ou bien il y a en pareil cas anémie réelle, mais compensée par l'effort régénérateur de la moelle osseuse, effort dont nous voyons les traces dans les modifications morphologiques des globules rouges.

« Nos observations ne sont pas isolées : Morawitz, Romberg, Rolly et Kuhnel ont observé des cas semblables avec chiffre globulaire parfois supérieur à 5.000.000 et hémoglobine supérieure à 80. Rolly et Kuhnel qualifient ces faits de « pseudo-chlorose » et disent les avoir rencontrés souvent chez des tuberculeux. Strauss a écrit sous le nom de « pâleur angioneurotique » des cas semblables, mais généralement symptomatiques, alors que nos chloroses sans anémie ne l’étaient certainement pas. Enfin Seiler a décrit sous le nom de «chlorose larvée » des cas semblables aux nôtres mais avec cette différence que le traitement ferrugineux faisait chez ses malades monter l’hémoglobine au-dessus de 100 et que par consé-

quent il s'agissait chez elles d’une véritable chlorose avec abaissement discret de la valeur globulaire ».

B. La disparition de la chlorose typique des jeunes filles

En 1923 eut lieu à la Société médicale des hôpitaux de Paris une discussion fort intéressante sur ce sujet. Elle fut amorcée par le début d’une note de MM. Fiessinger et Bidegaray, qui s’exprimaient ainsi « Tandis que, il y a quelques années, la chlorose était d'observation journalière, avec toute sa symptomatologie classique, elle se montre de plus en plus rare aujourd’hui au point que, dans une consultation active, telle que celle de l'Hôpital Saint-Antoine, on passe facilement plusieurs mois sans observer un seul cas typique de chlorose ».

A la séance suivante, M. Rist revint sur la disparition de la chlorose.

A la consultation du dispensaire Léon Bourgeois qui, dit-il « comporte bon an mal an environ 5.000 malades nouveaux, on voit un peu de tout, tant sont diverses les affections que l’on prend à tort pour des tuberculoses pulmonaires, et dans les statistiques on ne voit pas figurer un seul cas de chlorose.

«J'ai souvent interrogé des médecins étrangers qualifiés sur la fréquence de la chlorose dans leur pays respectif et ils ont toujours convenu que cette maladie avait pour ainsi dire disparu de la clientèle hospitalière, Le fait a été signalé aux Etats-Unis par l’hématologiste Richard Cabot. Au célèbre Massachusetts Général Hospital de Boston, dont il est médecin, les cas de chlorose sont tombés de 52 en 1899 à 1 en 1905, à 3 en 1906. Les confrères américains qu'il a interrogés ont unaniment ré-

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