‹ Les Formes Péritonéales de la Maladie de HodgkinChapitre 9 sur 11 · TU · texte numérisé non relu

TU

nard, il était déjà porteur d’une affection ancienne de six mois et peut-être davantage, si l’on s’en rapporte à la longue période de fatigue qui l'avait précédée.

Cette affection s’est essentiellement caractérisée par une fièvre à type ondulant, par des transpirations profuses, par un amaigrissement accentué, par de Panémie, par une asthénie progressive et enfin par des douleurs articulaires, apparues d’ailleurs tardivement, pendant une courte période et assez peu accentuées:

Dès ce moment, on a fait les plus grandes réserves sur le diagnostic de brucellose avec lequel ce malade était entré à Claude Bernard et l’on a envisagé la possibilité d’une maladie de Hodgkin dont on n’a pu, ailleurs, faire la preuve du vivant du malade.

Les douleurs à type péritonitique, survenues à la dernière phase de la maladie et la vague sensation æempâtement profond dans la fosse lombaire qui a été perçue à ce moment, ont fait penser à l’existence possible d’adénopathies cachées dans la: cavité abdominale. Mais, c’est seulement l’autopsie qui à révélé qu’il s’agissait bien d’une forme abdominale de la lymphogranulomatose maligne, caractérisée par l'atteinte du foie, de la rate et des ganglions lymphatiques prévertébraux, et jusqu'alors le diagnostic wavait pu être posé avec certitude:

Nous allons maintenant souligner les particularités cliniques et hématologiques que revêt la maladie de Hodgkin dans sa forme abdominale.

La fièvre, symptôme d'importance capitale au

nie

cours de cette affection, se présente comme le font remarquer P. Chevalier et Jean Bernard dans leur livre sur la maladie de Hodgkin, « en succession de paraboles ».

La durée de chaque onde fébrile et celle des périodes d’apyrexie qui séparent les ondes successives est essentiellement variable suivant les sujets. Mais, souvent, les ondes fébriles et les périodes apyrétiques qui les séparent affectent pendant des mois une similitude absolue, les premières conservent toujours la même forme et la même longueur, les deuxièmes, la même rectitude et la même durée.

C’est ainsi que cette trop grande régularité de la courbe fébrile ondulante, plaide, dans les cas incertains, en faveur de la maladie de Hodgkin.

Mais, parfois aussi, chez des sujets atteints de maladie de Hodgkin, les ondes fébriles et les périodes dapyrexie peuvent avoir des durées inégales et revêtir l’allure habituellement observée au cours des brucelloses. C’est ce qui s’est passé dans le cas de notre première observation.

Au cours des ondes fébriles, dans la maladie de Hodgkin, la température, étudiée dans son allure quotidienne, peut revêtir soit le type continu, soit le type rémittent, avec une exacerbation vespérale et une rémission matutinale; les deux extrêmes étant séparés par une différence d’un degré ou même davantage. Souvent même, dans ces cas, il existe des sueurs nocturnes abondantes. À

Les adénopathies représentent le symptôme le plus

Page 1