‹ Les formes récidivantes du pneumothorax spontanéChapitre 12 sur 36 · PRET · texte numérisé non relu

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une certaine quantité d’air, et la résorption complète se fit en deux mois.

Sur la radiographie, on voit au voisinage duhile dechaque côté, des taches bien limitées, de dimensions d’une lentille, et au niveau du lobe inférieur gauche, une ombre, également bien limitée de 4 à 5 mm. de diamètre, que l’on pourrait considérer comme foyer primaire.

A l'examen clinique, l’état général paraît excellent, la température est normale, le poids satisfaisant, les poumons paraissent normaux.

Bref, tous les signes, cliniques, bactériologiques et biologiques feraient rejeter l’hypothèse de la tuberculose. Seule la radiographie montre l’existence de quelques petits foyers calcifiés.

Observation 17 E. Olbrechts (n° 25)

Len ., Pierre, 35 ans, mécanicien, sans antécédents héréditaires ; deux enfants bien portants.

Il déclare avoir été soigné pour pleurésie gauche avec épanchement en mai 1923. En réalité, il s’agissait, d’après les renseignements fournis par le médecin traitant, d’un pneumothorax spontané qui s'était compliqué d’un léger exsudat.

Le 21 mars 1924, en plein travail, au cours d’un effort pour fixer un écrou d’auto, le malade a brusquement ressenti une vive douleur au niveau de l’hémithorax gauche dans la région précordiale et à l’épigastre.

Examinant l'intéressé quelques minutes plus tard, je constate sans peine l'existence d’un pneumothorax gauche. Le malade est très fortement dyspnéique, très angoissé, syncopal.

Le lendemain, les signes subjectifs ont disparu la symptômatologie du pneumothorax persiste. L'examen radiologique confirme le diagnostic clinique et permet de cons-

tater que le poumon gauche est complètement collabé. L'image du second poumon est normale.

L'exploration manométrique montre l’existence d’une pression intrapleurale fortement positive.

La collection gazeuse se résorbe assez rapidement et sans complications. Il n’apparaît pas d’épanchement. La température ne dépasse jamais 370.

Après 15 jours de repos au lit, et un séjour de convalescence d’un mois à la campagne, le malade reprend ses occupations professionnelles. Il n’a plus présenté de troubles pulmonaires jusqu’à ce jour.

En résumé : récidive à 10 mois d'intervalle d’un pneumothorax spontané gauche. Le deuxième incident survient brutalement, au cours d’un effort professionnel. Il provoque une crise dyspnéique intense mais de très courte durée.

Evolution favorable. Guérison rapide, sans complications : la résorption est totale en moins de deux

mois.

Observation 18 Docteur Dalous (citée dans la thèse de Combourieu).

Mlle X., 38 ans, a toujours été maigre et chétive.

En 1919, surmenage, grippe avec diarrhée, amaigrissement. La diarrhée persiste malgré un régime sévère. En mai 1920, elle pèse 40 kg. Elle aurait eu à ce moment un point de pleurite, avec fièvre. Son poids baisse jusqu’à 37 kg.

En 1926, nouvelle poussée qualifiée de pleurite. Une radiographie en octobre 1926, fait découvrir un pneumothorax total droit, qui se résorbe complètement en quelques semaines.

Pratt

Elle a fait depuis une douzaine d'accidents SE de pneumothorax spontané.

Pendant ce temps, son état général s’améliorait sensible- . ment. Poids actuel : 60 kg.

Un examen clinique et radiologique fait en 1930, loin d’une crise de pneumothorax, n’a montré aucune lésion d’infiltration ni d’excavation. Les hiles sont modérément chargés, avec des irradiations peu épaisses. Plages pulmonaires et sommets transparents. Sinus libres. Diaphragme normal. Pas d’autres modifications stéthacoustiques que des différences légères de timbre et de rythme.

Observation 19 P. Morawitz

Ch. S., âgé de 18 ans, me consulta, pour la première fois, le 21 juillet 1927. Il me dit alors avoir été toujours bien portant, jusqu’au mois de janvier de la même année. C’est depuis cette époque, qu’il souffrait d’une sensation pénible de tension intrathoracique. Celle-ci, apparue brusquement, sans raison apparente, s'était atténuée peu à peu, mais s’exacerbait de temps à autre, bien que le malade évitât soigneusement toute fatigue. Il n’était pas dyspnéique, n’avait pas de fièvre, ne toussait pas.

L'on ne trouvait pas d’antécédents familiaux intéressants.

A l’époque où ces troubles firent leur apparition, S., consulta le médecin de sa famille qui fit le diagnostic de pneumothorax total, et fit faire des radiographies. Les cutiréactions, pratiquées depuis, ont toujours été négatives, mais devant la persistance du pneumothorax, ce médecin redoutant la tuberculose, m'’adressa son malade.

Il s’agit d’un jeune homme grand, un peu maigre, au thorax un peu étroit, qui pèse 51 kg.

À l'examen, je trouve tous les signes physiques d’un pneumothorax total droit, sans épanchement, semble-t-il. Le cœur semble très légèrement déplacé vers la gauche. le poumon gauche est normal.

Sur les radiographies faites à plusieurs reprises depuis janvier on voit le poumon à certains moment complètement collabé, à d’autres, revenu presque à son volume normal, bien que séparé encore de la paroi par une couche d’air assez épaisse. On ne distingue pas d’adhérences, il n’y à pas d’épanchement. Le poumon gauche semble parfaitement normal. Surlesimages prises en période deréexpansion, on ne trouve point non plus de lésions tuberculeuses, en dehors d’un petit foyer calcifié au niveau du lobe inférieur ; on voit également quelques calcifications dans la région hilaire des deux côté. Pas de déplacement du médiastin.

Il s'agissait donc d’un pneumothorax survenu sans cause apparente chez un jeune homme, en pleine santé, il n’affecta en rien l’état général, ne se compliqua pas d’épanchement mais récidiva pendant plusieurs mois, en entraînant chaque fois le collapsus complet du poumon. Je l’ai cru d’abord d’origine tuberculeuse, malgré les résultats négatifs des réactions tuberculiniques et les données de l’examen radiologique et clinique, et je conseillais un séjour à la montagne.

Le 1er juin 1928, je revis le malade. J'avais appris entre temps de ses parents que son état général se maintenait très satisfaisant, et à l’examen, je ne trouvais plus trace d’épanchement gazeux. Le malade était en excellent état, son poids était passé de 51 à 59 kg. Epreuve de Westergreen : 4 mm. Néanmoins, je conseillais de prolonger la cure d'altitude.

En décembre 1928, un mot du médecin de la famille m'apprit que, sans cause nettement apparente, le pneumothorax droit de notre malade avait récidivé. Dix jours auparavant, ilavait fait, en chemin de fer, une chute sans gravité, mais il ne semble pas qu’on puisse incriminer ce léger traumatisme. Cette fois-ci., le collapsus pulmonaire ne fut pas complet. La résorption s’est faite très vite, et en février 1929, d’après son médecin, l'intéressé retrouvait toute sa santé. Il ne présentait aucun symptôme qui puisse faire penser à la tuberculose.

Sy, VS

Observation 20 H. Kjaergaard (n° 8)

Femme, 24 ans, professeur, entrée à l'hôpital le 23 septembre 1915.

On ne trouve pas d’antécédents héréditaires de tuberculose. La malade a pu se trouver exposée à la contagion du fait d’une couturière. Elle est sujette aux refroidissements. Elle a beaucoup maigri et perdu 7 kg. depuis six mois. Elle tousse un peu et rejette de petits crachats visqueux. Elle est pâle et fatiguée.

Une semaine avant son admission à l’hôpital, elle était enrhumée, souffrait de la gorge et toussait. Elle se sentait fiévreuse, mais ne se coucha pas.

A l'admission, elle paraît pâle, amaigrie et plutôt délicate.

La température est à 389; elle s’était maintenue légèrement élevée pendant les quatre jours précédents ; elle est normale depuis l’entrée de la malade à l'hôpital.

On note une légère angine rouge.

Le 24 septembre, à l’examen clinique, on note de l’emphysème sous-cutané dans la fosse sus-claviculaire droite jusqu’à la deuxième côte.

En avant on trouve, à droite, de la sonorité avec légère résonnance métallique, à la percussion. La respiration, faible et lointaine, est perceptible cependant.

En arrière, des deux côtés, on perçoit des râles sibilants et ronflants, à droite, du tympanisme.

On fait le diagnostic de pneumothorax droit avec emphysème sous-cutané.

Le 25 septembre, la réaction de von Pirquet se montre négative.

Dans les jours suivants, amélioration progressive. Le 28 septembre l’emphysème disparaît.

Le 29 septembre, l'examen radiologique ne montre pas de signes de pneumothorax. Les deux sommets paraissent légèrement voilés, avec quelques petites taches. Hile peutêtre un peu épaissi à droite.

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