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Le 1er, puis le 9 octobre, la réaction de von Pirquet reste négative.
Le 11 octobre, la malade est autorisée à quitter l’hôpital.
Elle fut soignée à nouveau dans le même hôpital, du 29 décembre 1917 au 21 janvier 1918. On apprit alors de la malade que, depuis son dernier séjour à l’hôpital, un de ses frères a fait une hémoptysie. Ellem ême s’est bien portée pendant ces deux années. Elle s’est sentie fatiguée et a maigri de 5 kg. dans les deux derniers mois qui correspondent à la période de surmenage des examens.
La veille de son admission, elle a ressenti brusquement un point de côté dorsal à la base du thorax, point de côté exacerbé par la toux et la respiration.
A l’examen clinique : rien aux sommets, rien en avant. Au-dessous de l’omoplate droite, affaiblissement léger du murmure vésiculaire, pas de râles, ni de frottements, légère submatité.
Les premiers soirs, la température reste aux environs de 3709 ou 3797. Elle reste normale en suite pendant toute la durée de l’évolution de la maladie.
Le 28 décembre, l’examen des crachats ne montre pas de bacilles de Koch.
Le 10 janvier, l’examen clinique ne montre plus rien d’anormal.
Le 21 janvier, la malade quitte l'hôpital guérie.
Récidive :
La patiente reste en bonne santé pendant six ans et huit mois, jusqu’en 1924. Elle présenta alors un nouveau pneumothorax droit. Elle fut admise au sanatorium de Wejlefjord, où on la soigna du 11 octobre 1924 au 7 avril 1925.
Extrait de l’observation :
Deux semaines avant son admission, la malade a été prise soudainement de douleur thoracique à droite et de dyspnée. Elle s’est couchée le quatrième jour. On a fait le
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diagnostic de pneumothorax droit généralisé et on a décidé son envoi au sanatorium.
A l'examen clinique, on trouve : respiration partout abolie dans le champ pulmonaire droit ; on perçoit quelques craquements après la toux, à droite ainsi qu’au sommet gauche.
Aux rayons X, pneumothorax total droit; le poumon est réduit à la moitié de son volume normal. Pas de liquide, pas d'infiltration pulmonaire. Le 14 octobre, à la ponction, la pression intrapleurale est de 2 1/2 - 1 1/2.
Pendant la cure sanatoriale, on entretient le pneumothorax. On fait 7 insufflations. La température reste normale. On ne trouve jamais de bacilles de Koch dans l’expectoration (11 examens ont été pratiqués).
La malade s'installa alors à Copenhague où fut continué l'entretien de son pneumothorax ambulatoire, tandis qu’elle reprenait son travail.
Elle n’a pas été malade un seul jour, pour ainsi dire, depuis cette époque. On l’insufflait toutes les deux ou trois semaines, et son pneumothorax fut entretenu ainsi pendant deux ans environ, jusqu’en février 1927. Le poumon revint alors normalement à la paroi.
On n’a jamais pu mettre en évidence le bacille de Koch dans l’expectoration.
Examen de contrôle, en mars 1929 :
Très bon état général. A l’examen clinique, léger affaiblissement du murmure vésiculaire.
Aux rayons X, voile assez net sur tout le champ pulmonaire droit, mais trame parenchymateuse normale. Pas d'infiltration, pas d’exsudat. Les modifications observées ressemblent à ce que l’on voit à la suite d’une pleurésie.
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H. Kjaergaard (n° 12)
Homme, âgé de 30 ans, employé de magasin.
Pas de tuberculose familiale ; pas d’antécédents personnels. Le début a été brusque, marqué par l’apparition de douleur dans l’hémithorax droit, suivie de dyspnée et de toux ramenant une légère expectoration visqueuse. Dans la soirée, sont apparues des douleurs précordiales accompagnées de palpitations.
Le 15 avril 1919, il entre à l'hôpital communal.
A l’admission, il est pâle et légèrement dyspnéique.
Température 3706. Pouls : 84. Respiration : 36.
A l’auscultation : abolition du murmure vésiculaire dans tout le champ pulmonaire droit.
Pas de matité.
Le lendemain, on note la dilatation et la moindre mobilité de l’hémithorax en avant. Léger tympanisme.
En arrière : abolition du murmure, syndrome amphorique net.
Le choc de la pointe se perçoit dans le cinquième espace intercostal, à un ou deux travers de doigts en dehors de la ligne mamelonnaire ; la matité cardiaque s’étend à droite jusqu’au bord gauche du sternum.
La température est, et restera désormais normale pendant toute la durée de l’évolution.
Le 20 avril, aux rayons X, on voit un pneumothorax total droit réduisant le poumon à la moitié de son volume normal.
Le 23 avril, la réaction de von Pirquet se montre douteuse, et le 24, l'examen de l’expectoration ne montre pas de bacilles de Koch.
Guérison progressive, le malade quitte l’hôpital le 8 juin.
Rechute : observée dans le même hôpitalle 10 déc. 1919. Pas d'incidents depuis la première attaque. Le début
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date de quatre jours, il a été brusque, marqué par l’apparition d’une douleur sous-scapulaire droite. Le malade a continué à travailler jusqu’à la veille de son admission à l'hôpital ; c’est alors que la douleur a augmenté, que la dyspnée est apparue ; le malade accuse en outre des douleurs précordiales, un peu de toux; expectoration insignifiante.
A l’admission : température 3809, pouls 108, respiration 44.
Le côté droit un peu distendu respire mal. Léger tympanisme, murmure vésiculaire affaibli. On ne perçoit pas de râles.
Le bord droit du cœur est à un travers de doigt à gauche du bord gauche du sternum. Le choc de la pointe se perçoit à deux travers de doigt en dehors du mamelon. Le rythme du cœur est régulier, les bruits sont nets et bien frappés.
Le foie déborde d’un travers de doigt.
Le 11 décembre, la dyspnée se calme au repos. Pouls 88, respiration 26.
Le 12 : température 3608-3607 ; elle restera désormais normale.
Dans les jourssuivants on note l’amélioration progressive, Le 12 janvier, on perçoit quelques frottements à la base.
On a fait deux examens de crachats qui n’ont point montré de bacilles de Koch.
Guérison le 17 janvier.
Suites
Le malade reste en parfaite santé pendant trois jours jusqu’en janvier 1923.
Il meurt le 12 janvier d’une pneumonie du lobe inférieur gauche.
L’autopsie n’a pu être pratiquée. Le côté droit est resté cliniquement normal.
Rien dans les signes constatés pendant l'incident ni dans l’évolution ultérieure ne permet d’attribuer
au pneumothorax une origine tuberculeuse.
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En résumé : il s’agit d’un penumothorax spontané sans étiologie précise, en apparence non tuberculeux, récidivant à six mois d'intervalle du côté droit. Guérison en un mois environ dans les deux cas.
La pneumonie qui emporta le malade, trois ans
après la récidive, ne semble avoir aucun rapport:
avec le pneumothorax antérieur.
H. Kjaergaard (n° 26)
Homme 22 ans. Cordonnier. Pas d’antécédents héréditaires de tuberculose.
Le 16 juillet 1924, le pneumothoraxs’installe brusquement en dehors de tout effort; il est marqué par l’apparition de douleur dans le côté droit et de dyspnée d'effort. Le même soir, il mange deux beefstecks, et se couche tôt. A 10 heures du soir, s'installent de violentes douleurs à l’épigastreet dans la moitié droite de l'abdomen, douleurs qu’exagèrent les mouvements et la respiration.
Le malade est admis à l’hôpital où l’on fait le diagnostic d’ulcère gastrique perforé ; laparotomie d’urgence. On fait ensuite le diagnostic de pneumothorax spontané droit et on le ponctionne le lendemain.
Un mois après, la guérison est complète.
Deux mois plus tard, le malade partit comme soldat dans les dragons, mais il fut jugé trop faible pour le service et fut réformé.
Récidive :
Le 15 février 1925, le malade a été pris, trois heures avant son admission à l'hôpital, brusquement, en soulevant un lourd fardeau, de violentes douleurs dans le côté droit. Il fut tout de suite très pâle, cyanosé, frissonnant, accusant de la dyspnée et un peu de toux sèche.
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A l'admission, la température est à 3704, le pouls à 112, le rythme respiratoire à 38.
A l’auscultation, on trouve du tympanisme.
A l'examen clinique, on trouve du tympanisme dans le champ pulmonaire droit jusqu'à l'extrême base, murmure vésiculaire affaibli, on ne perçoit aucun râle, aucun frottement.
Le 16 février, température dans l’après-midi 3893.
Le 17, température 360. A l’examen clinique, léger déplacement du cœur vers la gauche. A la radioscopie, pneumothorax droit total avec déplacement du médiastin et léger refoulement du poumon gauche.
Le 21 février, on fait une ponction qui évacue un peu de gaz.
Guérison progressive, le malade quitte l'hôpital le 25 mars,
Sauf dans l'après-midi du 16 février, la température est restée normale pendant toute la durée de la maladie.
Le malade est admis de nouveau à l’hôpital, le 14 juillet 1926, pour examen demandé par le Conseil de réforme.
On apprend alors qu’en octobre 1925, le malade a eu une attaque semblable à la première, avec point de côté droit et dyspnée qui l’ont forcé à interrompre son travail.
A l'examen clinique, on note tout au plus une certaine diminution du murmure vésiculaire à droite.
Examen de contrôle, le 17 novembre 1928 :
On apprend que le malade a eu depuis son dernier examen une attaque encore du même genre, mais moins sévère, avec douleurs à droite et dyspnée d’effort.
A l'examen clinique, rien à signaler, sauf une diminution
du murmure vésiculaire. A l'examen radiologique, rien à signaler.
En résumé : il s’agit d’un pneumothorax à début
particulièrement brutal, faisant penser à une perfo-
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ration d’ulcère gastrique, et qui a guéri en un mois. Il à récidivé, environ six mois après et guéri sans complications en cinq semaines, à peu près. Deux récidives ultérieures semblent s'être produites, sans qu'on puisse l’affirmer.
Pas d’antécédents, ni de symptômes de tuberculose.
Observation 23 H. Kjaergaard (n° 38)
Homme 21 ans, boulanger, entré à l’hôpital Herning, le 28 mars 1927.
On note dans les antécédents, à l’âge de 11 ans, une pleurésie séro-fibrineuse gauche.
Du 25 avril au 15 août 1916, il a été soigné au sanatorium, pour séquelles de pleurésie : le Docteur Oldenbourg a confirmé que le malade présentait à cette époque de la submatité, des râles et des frottements à gauche. Aux rayons X, voile dense à gauche de la première à la deuxième côte. Obscurcissement généralisé diffus du reste du champ pulmonaire gauche. Rien à droite.
Depuis cette époque, rien à signaler.
Début : le malade était à son travail, le matin, courbé sur son pétrin, lorsqu'il fut pris d’un point de côté qui reste le seul symptôme.
L'épreuve à la tuberculine s’est montrée positive.
À son admission, le malade est pâle, mais pas d’angoisse, pas de dyspnée, pas de cyanose. Température 3707.
A l’examen clinique, cœur normal, son bord droit est à deux travers de doigt à gauche du bord gauche du sternum. La pointe bat dans le cinquième espace, à trois doigts en dehors du mamelon.
A l'examen des poumons, tympanisme et respiration affaiblie dans tout le champ pulmonaire antérieur droit, jusqu’à la septième côte.