‹ Les formes récidivantes du pneumothorax spontanéChapitre 14 sur 36 · PAUSE · texte numérisé non relu

PAUSE

Affaiblissement du murmure vésiculaire dans tout le champ pulmonaire postérieur droit; tympanisme à la percussion au-dessus de l’omoplate, où l’on trouve, d’autre part, quelques râles humides à bulles fines après la toux.

Aux rayons X, pneumothorax droit : il y a 2 ou 3 cm. d'intervalle entre le poumon et la paroi. On note une très petite quantité de liquide dans le sinus.

Le 30 mars, réaction de von Pirquet positive. Epreuve de la sédimentation : 1 mm.

Le 1er avril, sédimentation : 3 mm.

La température oscille encore entre 3704 et 3608. Elle restera désormais absolument normale, jusqu’à la guérison du malade.

Le malade part pour le sanatorium de Selkeborg, le 22 avril. Il y est soigné du 26 avril au 26 août 1927.

D'après ce que j'ai su du Docteur Begtrup Hansen :

Le poumon est revenu à la paroi en un mois. La température est restée normale. Le malade ne crachait pas- L'épreuve de la sédimentation a toujours donné des résultats normaux.

A l’examen clinique, on trouvait : une légère submatité dans tout le champ pulmonaire droit, avec à sa partie supérieure, affaiblissement du murmure vésiculaire. De rares craquements, après la toux, au niveau de la clavicule droite.

Aux rayons léger voile à droite, ombre hilaire élargie, pas de lésion évolutive nettement définie.

Examen de contrôle, le 25 janvier 1929 :

Bon état général depuis un an et demi. Rien à signaler à l'examen clinique. Aux rayons X, voile sur le champ pulmonaire gauche ; il ne semble pas qu'il y ait d'infiltration ni d’un côté, ni de l’autre.

Conclusion : séquelles de pleurésie ou de pleurite.

Récidive, le 12 novembre 1929.

Le malade fut pris brusquement d’une douleur thoracique droite, sans dyspnée. La température était pratiquement

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normale. Le malade n’a pas pu être hospitalisé tout de suite. Son médecin le rassura, mais l’envoya au dispensaire antituberculeux.

Le Docteur Begtrup Hansen fit le diagnostic de pneumothorax droit.

Aux rayons, on trouva, le 18 novembre, un pneumothorax droit détachant le poumon à 1 cm. de la paroi. Pas de liquide. Ombre hilaire dense, faisant penser à une tuberculose chronique antérieure, mais pas d'infiltration.

Le malade se sentant très bien, reprend son travail.

Il revient se faire examiner aux rayons, une semaine plus tard, le pneumothorax s’est résorbé.

Examen de contrôle, le 25 septembre 1931 :

Excellent état général. Rien à signaler à l'examen clinique.

En résumé : à l’âge de 11 ans, le malade a eu une pleurésie séro-fibrineuse gauche. À 21 ans, un pneumothorax droit qui s’est résorbé en un peu plus de deux mois. Après deux ans et demi de bonne santé, le pneumothorax réapparaît à droite et se résorbe en moins de deux semaines. En dehors de cette récidive, le malade se porte parfaitement bien, depuis quatre ans et six mois. Pas de signes de tuberculose évolutive.

Observation 24 H. Kjaergaard (n° 41)

Homme, 29 ans, employé de banque, entré à l’hôpital Odense, le 2 mai 1927.

Antécédents : quatre ans avant son admission, deux cousins du malade sont morts de tuberculose ; il ne les a rencontrés qu’exceptionnellement. Pas d’antécédents person-

nels.

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