ARR
Observation 25 H. Kjaergaard (n° 42)
Homme, 42 ans, employé de chemins de fer, entré à l'hôpital, le 21 mai 1927.
Pas d’antécédents héréditaires. Dans ses antécédents personnels, on note une fièvre scarlatine.
Deux mois et demi avant son entrée à l’hôpital, il a eu « un refroidissement ». Un mois plus tard, il se décidait à consulter : il présentait alors un peu de dyspnée d’effort, et parfois, un point de côté droit. Dans les deux dernières semaines, il a eu plusieurs violents accès de toux aboutissant au rejet d’une expectoration, et en deux occasions, à un vomissement. L’interrogatoire du malade n’apporte aucun argument soit pour, soit contre la possibilité d’une coqueluche : on ne peut savoir s’il eut autrefois cette maladie ; il ne semble pas avoir été exposé à la contagion. Au cours de ses quintes de toux, il a rejeté des glaires incolores et filantes et semble, somme toute, très suspect de coqueluche.
Il retourna chez son médecin qui l’envoya à l'hôpital, avec’ le diagnostic de pneumothorax droit.
À son admission, il apparaît en bon état : ni dyspnée, ni cyanose. Température 3793.
A l’examen clinique, le cœur est normal. Légers signes d’emphysème à gauche. A droite, on trouve à la percussion, peut-être, une légère hypersonorité, tout au moins dans l’aisselle. Le murmure vésiculaire y est à peu près complètement aboli. À l’examen radiologique : on trouve un pneumothorax droit très développé, collabant complètement le poumon, dont le moignon se dessine, depuis le hile jusqu’au diaphragme, comme une simple partie proéminente du médiastin. Pas d’adhérences, pas de liquide.
La température reste parfaitement normale pendant tout le séjour du malade à l’hôpital.
Le 15 juin, il ne s’est pas produit de modification sensible, le médiastin apparaît cependant repoussé à gauche.