‹ Les formes récidivantes du pneumothorax spontanéChapitre 17 sur 36 · ES AD · texte numérisé non relu

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Le 23 juin, après soustraction de 600 cc, d’air par ponction, la pression intrapleurale est trouvée légèrement négative, elle le reste après évacuation complète de 700 cc.

Le 27 juin, la dyspnée s’atténue, et le 29 juin 1927, le malade quitte l’hôpital guéri.

Examen de contrôle, le 8 juin 1928 :

Très bon état général. Rien à signaler à l’examen clinique. À l'examen radiologique, léger voile de tout le champ pulmonaire droit, mais on ne distingue pratiquement aucune trace d'infiltration pulmonaire ancienne ou récente. Il semble qu’il s’agisse d’emphysème (Docteur V. Holms).

Récidive, le 26 août 1929 :

Depuis deux ans, excellente santé.

Trois jours avant son entrée à l'hôpital, en soulevant une lourde caisse, le malade a été pris brutalement d’une dyspnée intense.

Il se présente à l'hôpital et se plaint de dyspnée marquée à chaque mouvement, et d’oppression dans le côté droit. Il ne tousse ni ne crache. Pas de palpitation. Pas de fièvre.

A l'examen : Aspect général satisfaisant. On note un peu de dyspnée lors des mouvements dans le lit. Température 3702, pouls 56.

A l’examen physique, on note un léger déplacement du cœur vers la gauche. On trouve du tympanisme dans toute l’étendue du champ pulmonaire droit avec affaiblissement du murmure vésiculaire, en avant jusqu’à la sixième côte, en arrière jusqu’à la sixième. On ne trouve ni râles ni frottements. Le poumon gauche est normal.

Le 27 août, on voit à l'examen radiologique, un pneumothorax droit étendu comprimant toute la partie inférieure du poumon, de sorte que celui-ci n’occupe plus que la partie de la cavité pleurale au-dessous de la huitième côte. Pas d’adhérence, pas d’exsudat. Pas de lésion pulmonaire visible. Le cœur est déplacé vers la gauche.

La température sera constamment normale.

AAAT ESS

Sédimentation 3 mm. Expectorationn non bacillifère. Réaction de von Pirquet positive.

Le 30 août, il persiste un peu de dyspnée.

À la ponction, dans le neuvième espace intercostal, audessous de l’angle de l’omoplate, on trouve une pression initiale de + 4, + 10; après soustraction de 900 cc., la pression s'établit à—6 + ;1, mais pendant quelques minutes elle oscille un peu. On fait alors une insufflation de 600 cc. d’air et d’éther, sans que l’haleine du malade prenne l’odeur de l’éther. Nouvelle soustraction d’air jusqu’à pression négative, mais comme la première fois, la pression oscille autour de zéro, pendant les premières minutes.

Le 31 août, on note une légère expansion du moignon pulmonaire. Au cours des examens ultérieurs, on remarque une amélioration constante.

Le 16 septembre 1929, le malade quitte l’hôpital sur sa demande.

Le 30 septembre 1929, l’examen radiologique montre l'entière résorption du pneumothorax, l’absence de toute lésion pulmonaire de l’un ou l’autre côté.

Récidive :

Le malade entre à l'hôpital, le 28 août 1931. Il se portait tout à fait bien depuis son dernier accident qui date de deux ans. Il fit effort, il y a quelques jours, pour déplacer un piano, depuis ce moment, il se plaint d’un peu d’essouflement lorsqu'il marche rapidement ou monte à bicyclette. Il tousse peu, ne crache pas ; il n’a pas de fièvre.

A l’examen, ni angoisse, ni cyanose ; bon état général.

Le poumon gauche est normal. Du côté droit, on trouve un tympanisme très marqué, dans toute l’étendue du champ pulmonaire. Abolition du murmure vésiculaire.

Bruits du cœur normaux, réguliers, bien frappés. Le foie n’est pas abaisse.

La température et le pouls sont et resteront constamment normaux.

Aux rayons, on voit un pneumothorax total droit, sans déplacement d'organes, mais collabant entièrement le poumon.

La dyspnée persiste quelques jours. Le 2 septembre, la soustraction de 800 cc. d’air apporte une notable amélioration fonctionnelle.

Le 4 septembre, le malade est considéré comme guéri.

A l'examen radiologique, le poumon droit est revenu à la moitié environ de son volume normal. A la base, on distingue une formation ovoïde finement délimitée, d'interprétation difficile.

Cette masse apparaît sur les radios de 31, délimitée par un contours net, sauf en un point, et fait, à la partie basse du lobe inférieur, saillie dans la cavité pleurale ; maintenant de la taille d’un œuf de poule, cette masse saillante, se voyait déjà sur les films de 1927, alors de la taille d’une noix et moins bien limitée.

En résumé : le malade a présenté un premier pneumothorax en mai 1927, pneumothorax total droit qui s’est résorbé en cinq semaines.

Il reste en bonne santé pendant deux ans, puis le pneumothorax récidive à droite et se résorbe en un mois.

Nouvelle période de deux ans sans incidents, puis, en 1931, deuxième récidive; pneumothorax total droit. L'image radiologique pourrait s’interpréter comme une vésicule d’emphysème rompue dans la

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