‹ Les formes récidivantes du pneumothorax spontanéChapitre 18 sur 36 · partie invisible, la plus fine, de son contour · texte numérisé non relu

partie invisible, la plus fine, de son contour

PNA RE er LE ER To LE PEAR ES TETE TETE D DT Ra NE Rate ET k rm me) 4 CRT + Lo DT UE AE Se h F

Observation 26 H. Kjaergaard (n° 46)

Homme, 18 ans, étudiant, malade particulier du Docteur Svend Nandrup. Copenhague.

A. février 1928,

Antécédents : le père, les frères et sœurs du malade sont bien portants. Une sœur de son père est morte de tuberculose pulmonaire, mais il ne l’a vue que brièvement pendant sa maladie. Pas d’antécédents personnels.

Le 13 février 1928, apparaissent brusquement des douleurs dans la région précordiale et le long du rebord costal gauche. Ces douleurs augmentent rapidement d'intensité, en même temps qu'apparaissent des palpitations et une légère dyspnée.

Le premier médecin consulté y vit une maladie du cœur et prescrivit la digitale. Le malade fut alors examiné par

le Docteur Svend Nandrut qui trouva, à gauche : murmure

vésiculaire affaibli. Léger tintement métallique. Pas de râles.

Le malade garda le lit pendant une semaine. Il n’eut jamais de fièvre.

Le 20 février, l’examen radiologique est fait par le Docteur H. J. Panner; « pas de signes d'infiltration.

Au sommet gauche et au-dessous de la clavicule jusqu’à l’angle de l’omoplate, la trame pulmonaire est mal dessinée, elle disparaît complètement à la partie supéroexterne du sommet. Le film montre en ce point, juste audessous de la clavicule, une formation sombre à contours arrondis, large de 3 à 4 cm., nettement distincte en haut, moins distincte en bas de la convexité du dôme. On ne voit pas trace du dessin pulmonaire normal au-dessus de cette ombre arrondie. Je ne peux rien avancer encore, si non que ces dispositions s’expliqueraient facilement par V’existence d’un pneumothorax spontané décollant le sommet ; l'ombre arrondie correspondrait alors, précisément, au

Roche A

M) je

contour du sommet. Rien à signaler à la base. Pas de pleurésie ». *

Le malade garda le lit une semaine encore, avec température constamment normale, puis il reprit ses études.

Examen de contrôle, le 14 septembre 1928 :

Excellent état général. Tout est normal à l’examen clinique. À l’examen radiologique, aspect rappelant un peu ceux de l’emphysème pulmonaire. On ne distingue ni voile, ni image d'infiltration. Le hile est normal.

B. Récidive le 15 septembre 1928.

(Un jour après le dernier examen), alors qu’il se promenait à bicyclette, à petite allure, il fut pris brusquement d’une douleur violente dans l’hémithorax gauche localisée justeaudessus du rebord costal. Il put néanmoins rentrer chez lui. Lorsque je fus appelé, je le trouvais légèrement dyspnéique avec une respiration superficielle et douloureuse, mais non cyanosé.

La température était normale.

A l'examen clinique : en avant, tympanisme léger et affaiblissement du murmure vésiculaire, depuis le sommet jusqu’à la troisième côte.

Quatre jours plus tard, on ne trouvait plus rien d’anormal à l’examen clinique. Le malade garda le lit deux semaines (température constamment normale). La convalescence dura une semaine.

Examen de contrôle, le 5 décembre 1930.

Le sujet s’est porté parfaitement pendant les dix-neuf mois qu’a duré son service militaire. Rien à signaler à l'examen clinique et radiologique.

Le 7 septembre 1931, le sujet se porte toujours bien. Mêmes constatations négatives, à l'examen clinique et radiologique.

En résumé : le malade a présenté un premier pneumo

thorax gauche partiel, qui s’est résorbé en deux

Page 1