‹ Les formes récidivantes du pneumothorax spontanéChapitre 26 sur 36 · SAC CHE · texte numérisé non relu

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poumon gauche, un pneumothorax thérapeutique fut institué de ce côté, que l’on put entretenir pendant sept mois. Puis à l’occasion d’un refroidissement, un nouveau pneumothorax spontané se constitua à droite, et la malade succomba. A l’autopsie, on trouva un pneumothorax total sans liquide à droite. Le poumon gauche présentait des lésions tuberculeuses avancées, avec une énorme caverne au sommet. À droite l’on trouvait des foyers tuberculeux multiples dans le lobe moyen, et des lésions d’emphysème localisé. Une bulle volumineuse, de la taille d’un œuf faisait saillie sous la plèvre, à la base du lobe inférieur droit. La perforation ne put être découverte. L'auteur ne peut donc affirmer qu’elle se soit produite au niveau d’une bulle emphysémateuse ou d’un foyer tuberculeux. Il ne pense pas que la tuberculose ait joué un rôle dans la pathogéniedupremier accident. Il fait observer que les premières lésions bacillaires apparurent dans le poumon gauche, que la malade a pu contracter la tuberculose pendant les trois années qui suivirent le pneumothorax, qu’elle s’y trouvait particulièrement prédisposée en raison des antécédents familiaux tuberculeux que présentait son histoire. Des observations analogues à celles-ci ont été publiées par d’autres auteurs encore : Citons celle de Faschingbauer, qui concerne un pneumothorax

partiel bilatéral. Hamann rapporte l’observation d’un

Or

malade qui présenta un pneumothorax droit, puis à deux reprises un pneumothorax gauche. On n’avait jamais trouvé le moindre signe de tuberculose, et les cutiréactions avaient toujours donné des résultats négatifs. La tuberculose se démasqua, chez ce malade, plus de deux ans après la dernière récidive. Chez celui de Mosheim, ce fut quatre ans après l’accident. Chez celui de Lindhagen, la maladie n’éclata que sept ans après, mais le sujet était ici suspect de tuberculose dès l’époque où il fit son pneumothorax. On vit également des lésions apparaître chez un malade de Sergent et chez deux malades de Jacquot.

Il s’agit là de cas exceptionnels, et qui, tous, ne concernent pas des formes récidivantes du pneumothorax. Et l’on pourrait se demander s’il n’y avait pas eu là une simple coïncidence. La chose ne semble pas impossible, si l’on considère l’extrême fréquence de la tuberculose.

C’est néanmoins, en raison de la possibilité de tels faits, que certains auteurs ont repris la théorie tuberculeuse, sous une autre forme, infiniment plus satisfaisante, nous semble-t-il. MM. E. Sergent et J. Pignot, écrivent : « La théorie tuberculeuse admet l’existence d’un foyer latent, cicatriciel, à localisation corticopleurale ». Ainsi s'explique l’absence de tout signe clinique de tuberculose, la discrétion des signes radio-

logiques : calcifications, images de tramite et de péri-

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