‹ Les formes récidivantes du pneumothorax spontanéChapitre 27 sur 36 · SR EU · texte numérisé non relu

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lobulite ou de sclérose bronchique. De même, la bénignité imméditate de l’évolution : une rupture du cortex au niveau d’un foyer cicatriciel se fermera rapidement, l'infection de la plèvre n’est pas à redouter, non plus que les séquelles pleurales. La récidive pourra se produire dans les mêmes conditions, favorisée, peutêtre, par. la fragilité de la cicatrice; il suffira d’un effort, d’une contusion, ou d’une simple poussée congestive au voisinage d’un nodule tuberculeux pour que s’exercent sur la cicatrice des tiraillements susceptibles de la rompre. Ces auteurs, et d’autres encore, Labro, J.A. Miller, Lemon, W. Meyer, Mills, insistent sur le fait que ces lésions cicatricielles sont toujours susceptibles de réveils ultérieurs, parfois, à longue échéance. Ils estiment donc que le pneumothoracx doit être respecté, sauf au cas où, par son abondance, il mettrait immédiatement en danger la vie du malade. La surveillance médicale de celui-ci s'impose au cours

des années suivantes.

L’'emphysème

A la théorie tuberculeuse s’opposent d’autres théories déjà anciennes, mais reprises récemment par un certain nombre d’auteurs qui attribuent à l’'emphysème le rôle prépondérant dans la pathogénie du pneumo-

thorax spontané récidivant.

ET ad L'emphysème généralisé

H. Lichtenstein publiee n 1928 l’observation sui-

vante :

Observation 43 H. Lichtenstein (1928)

Le 8 décembre 1927, M. Sch., âgé de 40 ans, entre dans notre service se plaignant de douleur à type de point de côté et de dyspnée.

Antécédents familiaux : père mort à 68 ans, asthmatique. Pas de tuberculose héréditaire.

Antécédents personnels : on note une pneumonie lobaire inférieure droite, soignée, dans notre service, en décembre 1926. Depuis plusieurs années, le malade tousse, crache, et se plaint de dyspnée survenant par accès. Ceux-ci deviennent plus fréquents depuis août 1927, et c’est ainsi que s'installent insidieusement les symptômes qui l’amènent à consulter : douleur, dyspnée.

A l’examen, à son entrée : on note la pâleur du sujet, un état général médiocre. Thorax d’emphysémateux : rigide, cyphotique, élargi à la base. La respiration est accélérée et superficielle. L'expansion respiratoire est diminuée du côté gauche. Des deux côtés, signes d’emphysème : dans toute l'étendue des deux champs pulmonaires, sonorité à la percussion, râles ronflants et sibilants. Du côté gauche, en arrière et en haut, et en avant, tympanisme, disparition du murmure vésiculaire.

Cœur : bruits normaux, rythme régulier. Tension artérielle : 14-10. Le foie, dur, légèrement sensible, déborde de deux travers de doigt. Par ailleurs, l'examen général est négatif.

La température reste au-dessous de 37°. L’expectoration peu abondante, muco-purulente, ne contient pas de bacilles de Koch.

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Le 9 décembre, la radiographie montre : côtes horizontales, espaces intercostaux élargis, dessin pulmonaire renforcé des deux côtés. Lobe supérieur gauche décollé par un pneumothorax partiel. Légère déviation à droite de la trachée.

Dans les jours suivants, la dyspnée augmente encore.

Une radiographie du 15 décembre montre : collapsus complet du poumon gauche.

Le 17 décembre, on fait, après mensuration de la pression intra-pleurale, une soustraction de 300 cc. d’air, ce qui soulage la dyspnée, mais on voit apparaître de l’emphysème sous-Ccutané, au niveau de l’hémithorax gauche et dans la fosse sus-claviculaire droite. I] a complètement disparu le 6 janvier.

L'état général s'améliore et, le 6 février, le pneumothorax n’est plus visible à la radio.

Dans les derniers jours de février, de nouveau apparaissent de la toux et de la dyspnée, avec son expectoration abondante.

Le 29, la radiographie montre, à nouveau, une bande de pneumothorax large de quatre travers de doigt, en haut et à gauche. Elle a complètement disparu, le 16 avril.

Après une période de bonne santé, nouvelle rechute, le 17 mai, au matin ; alors que le malade était au lit, il est de nouveau pris de dyspnée, bientôt très marquée.

A la radio : collapsus du poumon gauche, avec déviation à droite de la trachée.

Le 27 juillet, le pneumothorax n'est plus radiclogiquement reconnaissable, et le malade quitte enfin l'hôpital, le 31 en bon état.

Dans cette observation de H. Lichenstein, donc, il s’agit d’un emphysémateux chronique avéré, qui présenta un pneumothorax partiel du sommet gauche,

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