SPORE
lequel récidiva à deux reprises et à court intervalle, sans mettre la vie du malade en danger.
Le rôle de l’emphysème dans la pathogénie du pneumothorax est connu depuis longtemps ; Laënnec, déjà le tenait pour probable, et écrivait, avec sa scrupuleuse conscience habituelle «.… Je crois même avoir vu ce cas, mais les notes que j’en avais prises ayant été perdues, je n’oserais l’assurer ». La première observation publiée est de Devilliers ; d’autres paraissent ensuite, Gaillard cite ceux de Sanné, de Dittrich, et de Rheder. Mais dans ces derniers cas, on peut se demander s’il s’agissait bien d’emphysème essentiel, et non pas d’emphysème vicariant. Zahn publie le compte rendu de trois autopsies qui permirent de vérifier le siège de la perforation sur de grosses vésicules emphysémateuses sous-pleurales ; il s’agissait dans les trois cas d’emphysémateux avérés. Il en est de même de deux malades de Massini et Schoenberg qui succombèrent à l’apparition d’un pneumothorax bilatéral. L’autopsie montra d'importantes altérations du squelette élastique des alvéoles distendues. D’autres cas analogues ont été encore rapportés par Orth, Cahn, Bach, Zinn, Rady, Emerson, A. Meyer.
Mais il faut retenir que ceux-ci restent extrêmement rares : Biach, dans une statistique déjà ancienne, revoyant les observations de 2.710 cas d’emphysème
pulmonaire, n’en trouvait qu’un seul compliqué de