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déclenchantes. La récidive ne trouvant plus ici les mêmes conditions favorisantes, devient accidentelle, et c’est pourquoi, peut-être, elle reste alors le plus souvent unique, alors que les rechutes précoces se répètent souvent à quatre ou cinq reprises et comme automatiquement.
On peut aussi, dans ces cas, supposer qu'’unenouvelle fistule pleuro-pulmonaire s’est constituée en‘un autre point du poumon au niveau d’une lésion analogue à la première, et jusque là demeurée muette. Les cas ne sont pas rares, où l’on a découvert à l’autopsie de pareils sujets, à côté d’une perforation récente encore béante, les vestiges cicatriciels d’une perforation ancienne. Les observations que nous avons rapportées de pneumothorax alternants prouvent bien aussi que la rupture peut se faire en deux points différents des poumons, placés dans les mêmes conditions de moindre résistance par des lésions identiques. Et nous pouvons encore invoquer l'existence d’un certain nombre d'observations concernant des pneumothorax d’emblée bilatéraux où la rupture semble s'être produite sur les deux poumons, soit simultanément, sous l’influence de la même cause déclenchante, soit peutêtre à court intervalle; la suractivité fonctionnelle imposée au deuxième poumon par le collapsus du premier suffirait alors à expliquer ledeuxième accident
et par là ces cas se rapprocheraient des formes récidi-
vantes que nous étudions. De pareils cas ont étésignalés par E. Hayashi, Le Wald, Bedfort et Joules, A. Meyer, Mac Mahon, Fine, Lamont, Markson et Johnson, Robertson et Watson, etc.
Il nous reste une dernière question à nous poser. Plusieurs auteurs, ayant pu suivre leurs malades pendant des années, se sont étonnés de voir les accidents, après s’être reproduitr à de nombreuses reprises, cesser définitivement, sans raison apparente. Comment s’expliquer ces guérisons (si toutefois on peut parler de guérison définitive, en présence d’accidents d’évolution aussi capricieuse et imprévisible) ? Des adhérences préservatrices se sont-elles enfin produites ? Nous ne possédons aucun compte-rendu d’autopsie qui puisse venir appuyer [ou infirmer cette supposition. Peut-être peut-on admettre aussi que la cicatrice, plusieurs fois remaniée, prend enfin une étendue, et une solidité suffisante pour mettre le malade à l’abri de nouveaux accidents. Mais dans l’état actuel de nos connaissances, on ne saurait conclure.
Les considérations qui précèdent nous amènent à envisager maintenant le pronostic particulier de cette
affection.