‹ Les fourberies de Si Djeh'aChapitre 100 sur 114 · Lisez irouh’ dans le texte · texte numérisé non relu

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2. igzer vient du verbe arabe djezzara 2e forme. En arabe vulgaire, djezzer ou zezzer signifie dépecer un animal. En passant dans la langue kabyle, ce verbe a pris le sens de « faire le métier de boucher. »

3. Tsemizahren 4° et 2e formes berbères combinées. Mot arabe zeher « rugir ».

LES FOURBERIÉS DE SI DJEH’A 161

garant, je leur vends mon bœuf. » Le chien gronda.

— « Je sais que (je trouverai) mon argent chez toi, » dit Djeh’a en laissant le champ libre aux chiens. Ils mangèrent la viande du bœuf et Djeh’a s’en alla.

Il revint au marché suivant. À son arrivée au marché, il alla à la tombe de son père. IL vit qu'un individu avait attaché son mulet au pied de son père.

— « Quel est celui qui a attaché son mulet ici ? » demanda-t-il.

Le maître du mulet se leva et répondit : « C’est moi. »

— « Comment ! dit Djeh’a. C’est le tombeau de mon père. J'ai laissé son pied hors de terre afin que tout le monde sache que cette place est à moi, “car on voit bien que c’est la tombe de mon père et tous ceux qui viennent ici devraient se dire ‘ : « Cette place est à Si Djeh’a. Personne ne peut s’en approcher. »

Le propriétaire du mulet lui dit: « Mon cher, j'ignorais que ce fût le pied de ton père. Je l’avais pris pour un morceau de bois. »

— « À dater de ce jour, reprit Djeh’a, prends garde à ne plus revenir ici. »

Depuis ce jour-là, cet endroit devint la propriété de Djeh’a.

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