‹ Les fourberies de Si Djeh'aChapitre 103 sur 114 · Littéralement : Je suis d’une maison grunde · texte numérisé non relu

Littéralement : Je suis d’une maison grunde

2. Littéralement : Elle laissa ainsi dans son cœur el ne voulut pas faire sartir (sa pensée).

t'ai dit cela et je n’ai pas menti. Je vais maintenant faire un petit travail. »

— « Personne ne fait ni petit ni gros travail parce que nous sommes en fête‘. Les autres jours on travaille et l’on fait ce qu'on peut. »

— « C'est vrai, ma chère. Toutefois si les gens de ce village me voient chômer, ils chômeront ; s'ils me voient aller au travail, ils iront eux aussi. Quant à moi, je puis bien ne rien faire ; 1l ne me manquera rien. J’agis ainsi en public afin que les enfants du peuple ne vivent pas continuellement avec la faim. »

Un autre jour, elle lui dit: « Si Djeh’a, comment donc est façonné cet habit-ci que tu portes ? Pourquoi? continua-t-elle, ne t’habilles-tu pas comme les enfants des sultans ? »

— « Ma chère, répondit-il, je ne tiens pas à porter de beaux habics à cause des gens du peuple ; tout ce que je fais, ils le font. Si je leur donne l'exemple * du repos, eux aussi ne travailleront plus. Si je leur donne l’exemple des beaux habits, eux aussi, s'ils ont quelques sous, s’en achèteront et toute la famille souffrira de la faim. »

— « Comment se fait-il, Si Djeh’a, que tu m'aies dit : « Je suis sultan, » Cependant je ne t'ai iamais vu gouverner ! Personne, parmi les gens du peu-

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