Ed. de Beyrout, p
6 Le texte de Boulaq et celui de Beyrout (p. #) reproduisent exactement cette histoire de même qu’Ah'med el Qalyoubi (Naouâdir, éd. de Boulaq, 1302 hég., in-8 hist. XCV, p. 39) qui la cite d'après Hamzah el Meidani. On trouve quelques variantes dans les diverses recensions de ce conte : en général, c'est Si Djoh'’a qui se débarasse d'un mueddin en lui coupant la tête et en enterrant le cadavre auquel sa mère substitue celui d'un bélier, d'où une équivoque plaisante quand la veuve du mueddin
VERSION ARABE |VERSION BERBÈR
VERSION TURKE
CHAP. I. — Les visiteurs | vir. Si Djeh’a etses
importuns. amis. (1) 4. Un auditoire | — Un auditoire prompt à la ré- prompt à la réplique. plique. (2)
2. Fiction légale. | P. 5. Djoh'a sellé | xx. Si Djeh a et et bridé. le Qaïd. (3)
vient réclamer son mari, cf. Mornand. La vie arabe. Paris, 1856 in-48 jés. p. 117. L’anecdote est aussi attribuée à Bou Na‘as et la scène se passe près de la mosquée de Si Bou Djelal à Mascara, {Fl. Pharaon, Spahis et turcos. Paris, 1864, in-18 jés. P: 182. Une traduction d’une version Kabyle a été publiée par e P. Rivière. Contes populaires de la Kabylie du Jurjura. Paris, 1882, in-18, p. 43. La tête d'un cheikh. C'est aussi. un des épisodes du Giufà sicilien (Gonzenbach, Sicilianische Mærchen, n° XXXVII, t. J, p. 252-253). Il en existe une recension russe, mais mêlée à d'autres traits ; cf. Ralston. Contes populaires de la Russie. Paris, 1874, in-18 jés., p. 53. Le fou el le bouleau ; Clouston. The book of noodles, ch. V. The Silly Son, p. 152-154.
4, Ed. de Beyrout, p. 4.
2. Mallouf. Plaisanteries de Khodja Nasr eddin effendi (sic). Revue de l’Orient, de l'Algérie et des Colonies, t. XIV, 1853, no I, p. 172; Clouston. Oriental wit and Humour, p. 66 ap. Flowers from a persian Garden. Londres, 1890, in-8. La version arabe algérienne existe dans J. Labbe. Un mois dans le Sahara. Lille, 1865, in-8, Allaoua ben Yahya. Recueil, no LXXXIV, p. 40 ; éd. de Beyrout, P: 4,
3. C'est [a version kabyle, venue par un intermédiaire arabe, du célèbre fableau où Aristote remplace Djoh'a et Alexandre, le Qäâid. La version arahe se trouve non seulement dans le Naouädir et dans l'éd. de Beyrout p. 5, mais aussi dans le Nefh'at el Yemen d'Ah'med ech Chirouâni, Boulaq, 1305, hég., pet. in-8, p. 54. Dans cette dernière, Djoh'a n'est pas nommé. La version turke qui manque dans les textes traduits existe dans l'Adjaïb el Maouaser, et a été traduite par Cardonne. Mélanges de littérature orientale, Paris, 17170, 2 v. in-12, t. Ï p- 16, et reproduite dans les Mille et un jours (éd. du Panthéon
iltéraire, Paris, 1843, gd. in-8, p. 650). Ce conte est sans doute d'origine indienne : du moins la plus ancienne version existe dans le Pantchatantra (trad. Lancereau, Paris, 1870, in-8, L. v) Benfey, (Pantschatantra. Leipzig, 1859, 2 v. in-8, t. I, $ 187,
VERSION TURKE | VERSION ARABE |VERSION BERBÈRE
P. 6. L'oubli d'in | n.”Si Djeh’a veut |
cha Allah. De un âne. |
— Le chat et la | iv. Si Djeh’a et la | viande. viande. {2) | — L'achat prolon- | gé. (3) |
p. 461), a remarqué que la source est probablement bouddhique, comme l'indique l'aventure du Richi, citée par Hiouen- | tsang (cf. Voyage des pélerins bouddhistes, mémoires sur les | contrées occidentales, trad. Stan. Julien. Paris, 1857-58, 2 v.} in-8, t. 1, p. 124) d'où dérive une anecdote du Dasakouma- | {charila. Au Richi qui jouait le principal rôle furent substitués | le ministre Vararoutchi qui se laissa raser la tête pour plaire | à sa femme, et le roi Nanda qui fut bridé et monté par ia sienne. Plus tard, l'anecdote fut transformée d'une manière | plus piquante : le vizir qui blämait son maître de sa passion | pour une femme, finit lui-même par céder à ses caprices les plus invraisemblables, et le moraliste fut surpris dans une| posture ridicule par celui-là qu'il voulait moraliser. Ce conte | n'existe pas dans les versions arabes du Kalilah et Dimnah ni | dans celles dérivées de l'arabe et du syriaque : c'est cependant | de cette langue qu'elle dû passer en Occident, par l'intermédiaire de la Disciplina clericalis du juif converti Pierre Alphonse (ch. VIl). Elle se retrouve dans les Fabliaux du moyen âge, et a version la plus connue est celle de Henri d’Andeli, cf. le Lai d’Aristote dans les Œuvres de ce poète éd. Héron. Paris, 4881, p. 1-22, et Montaiglon et Raynaud. Recueil général de fabliaux, t. V, Paris, 1883, in-8, n° CXXXVII, p. 243 ; Loiseleur Deslongchamps. Essai sur les fables indiennes, Paris, 1838, in-8,
. 50-51; Dunlop-Liebrecht, Geschichte der Prosa-Dichtung.
erlin, 1851, in-4, p. 483, note 253.
1. Le Sottisier turk (n° LXXVI) donne une autre histoire avec la même murale: le Hodja en allant moissonner son champ a négligé de dire : s'il plaît à Dieu. Il répète ensuite cette formule à tout propos et hors de propos. Cf. une version en arabe vulgaire d'Algérie ap. Allaoua ben Yahya. Recueil no LXXXVI pe 41, et l'éd. de Beyrout p. 6.